Deník Marie Bashkirtseff

Sešit 082

août 1878 — octobre 1878

66 záznamů

Hlavní místo: Paris

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Kalendář

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Une série de choses mirobolantes, Dourassoff est présenté aux princes par Fritz le sommelier. Je crois être bien malicieuse en disant Gans aux gens...

La princesse Thyra épouse Napoléon IV... C'est un coup pour moi.

Un tas de choses, des riens en fait mais qui m'ont énervée au point de me faire bailler tout la soirée, le bâillement est contagieux; au bout de cinq...

Hier Dourassoff leur a parlé pendant une heure au moins sur la terrasse et la quintescence de tout ces discours la voici: ils n'ont pas de désir vif...

Je chante depuis deux jours "l'oiseau s'envole" parce qu'il n'y a pas jusqu'aux laveuses de vaisselle qui ne chantent. On dit que l'on se marie.

Les Coubé vont à Wiesbaden et je les charge d'expédier le billet suivant, en allemand.

Je suis chrétienne hélas !

Après l'échange de plusieurs dépêches nous allons à Paris. Malgré ce que cela aurait de prévu et de naturel, je serais désolée s'il arrivait quelque...

[//]: # ( [Note de transition: Départ de Soden à 5h du matin. Retour à Paris, Avenue de l'Alma 67. Début du Livre 82ème "Gloriae Cupiditas" selon la...

Encore ce matin nous étions à Soden. J'ai promis cinq cents saluts par terre si je trouverais grand-papa vivant. J'ai exécuté ma promesse. Il n'est...

Il y a quelque chose d'insupportable dans notre intérieur pour moi ! Les tracas à propos de rien, l'incroyable insouciance quant aux choses graves,...

J'ai oublié de dire que mon oncle Nicolas est ici depuis trois semaines ou plus. Il est très laid et c'est un nihiliste, un nihiliste borné. Je m'en...

Je lis "Le Figaro", "L'Ordre", "Le Pays", "La République française". A vous dire vrai, je suis dégoûtée du "Figaro" bien qu'il soit le plus spirituel...

Je commence à croire qu'on n'aura jamais la patience de lire ce manuscrit. Ce matin j'ai acheté la photographie de Paul de Cassagnac, il y est assis...

Barnola est venu. Une idée me tourmente et m'absorbe. J'ai près de vingt ans. Et comme à quatorze ans j'avais l'air d'en avoir dix sept jugez l'âge...

J'ai mis une heure à faire une esquisse de grand-papa couché. C'est sur une toile de 3. On dit que c'est réussi. Seulement vous savez ces oreillers...

Nous étions à l'église où il y avait le Grand Duc Constantin. Ensuite nous avons rendu une visite à Mme de Balorre, à sa fille la baronne de...

L'un a été fait il y a deux ans, l'homme est à cheval sur une chaise. L'autre est tout récent, Monsieur est assis dans un fauteuil et semble s'y...

Il y a un article de Paul de Cassagnac dans "Le Pays".

Hier la nuit il m'a semblé clair comme le jour que j'allais mourir très vite et je me suis levée pour écrire les deux mots que j'ai triplement...

Je ne sais par quelle providence j'étais en retard et à neuf heures n'étais pas encore habillée, lorsqu'on vint me dire que grand-papa allait plus...

Il est impossible de vous peindre les horreurs que nous subissons de ce monstre donc le nom me salirait la plume.

A midi tout le monde était là et Georges a empêché la cérémonie d'avoir lieu, on la remit à six heures.

Est-ce possible quand on lit des choses comme celle que vous lirez dans "Le Pays" d'aujourd'hui !

J'ai repris mon travail si malheureusement interrompu jeudi. Je suis hébétée. Nous avons reçu plusieurs lettres et cartes de visites de condoléances....

Hier un voyou quelconque a amené M. Georges chez nous; le concierge ne l'a pas laissé monter et nous l'avons renvoyé au diable, non sans que ma mère...

Multedo écrit. Mme Sarasin de Bock et plusieurs autres ont envoyé leurs cartes, les Gavini aussi. Quand toutes nos rencontres avec le Défunt me...

On reçoit des lettres et des cartes de Nice. Florence m'écrit. Je lui réponds, elle m'invite à aller pour quelque temps chez elle à la campagne en...

C'est aujourd'hui la dernière messe auprès du cercueil, le prête jette une pincée de terre sur le couvercle pour simuler l'enterrement et tout est...

J'ai donc vu Robert-Fleury mais je n'avais à lui montrer qu'un dessin seulement sur lequel j'avais travaillé un jour (cette semaine il y a eu maladie...

A la messe et puis à la promenade (pas autour du Lac). Une foule de Napolitains de connaissance mais le moyen de se parler dans cet enfer de voitures.

C'est triste, bien triste une vie pareille !

Il s'est passé une scène qui, malgré l'habitude que j'en devrais avoir, m'a rendue folle de révolte.

Monsieur Séraphin est venu voir Mlle Rosalie.

Florence m'écrit et m'invite. J'irai peut-être en octobre.

En fait de nouvelles, il y a que hier Alexandre a accompagné à cheval une cocotte, ce qui nous comble d'horreur et me le fais nommer Monsieur vingt...

Je prends Mme de Mouzay et nous allons chez M. Albert Gigot, préfet de police de la République Française. Je dois dire à la louange de la République...

Je n'ai pas besoin de vous dire la rage qu'on en eut à la maison, ce qui est ravissant c'est que maman invoquait les convenances, (j'oublie de dire...

J'ai rêvé de chats et de serpents et j'ai renversé une salière à déjeuner. Ce qui me rend toute peureuse. Que va-t-il donc m'arriver ? Et mon oreille...

Madame Antonsky est venue nous voir.

J'ai eu des compliments et des encouragements. Breslau qui est revenue de la mer a rapporté des études de bonnes femmes, de têtes de pécheur, etc....

Madame Antonsky est venue déjeuner et puis rien.

Julian est venu me dire que: M. Robert-Fleury est très content de moi et récapitulant le tout il estime que je fais des choses étonnantes pour le peu...

Voici une lettre de cette pauvre Collignon que bien certainement je prendrai chez moi si j'ai jamais un chez moi.

J'ai été sotte, folle et inconvenante avec Cassagnac, Cette vie est horrible, épouvantable, atroce, terrible.

Hier, d'une façon tout inattendue Pincia a eu deux petits, blancs et jolis comme elle.

Doenhoff a dîné chez nous. Cinq minutes avant son arrivée maman reçoit une dépêche que je lis presque de force et que je confisque car elle est de...

Les Coubé ont dîné chez nous, on s'est souvenu de Soden et on a beaucoup ri.

Je fais ma première peinture officielle. Je devais faire des natures mortes, j'ai donc fait comme vous savez un vase bleu et deux oranges puis un...

Que Dieu me bénisse si je sais... oui, Doenhoff a dîné hier chez nous et j'ai même été jolie... Ce monsieur comme vous le savez cherche à se remarier...

Samedi [28 septembre 1878]

Quelle affreuse existence. Quelle impossible existence ! Si j'étais intelligente je saurais bien me tirer de là. Mais je ne suis intelligente que sur...

Doenhoff a déjeuné avec nous, essayé ma pelisse, fait le gentil. En rentrant d'atelier je l'ai trouvé au salon, Mme Coubé aussi.

- Non, vous avez raison de commencer, vous pouvez peindre. Il y a du bon, il y a du bon...

Je peins le matin et dessine l'après-midi.

Les succès obtenus aux concours de l'Ecole des Beaux Arts par les élèves de chez Julian, ont posé son atelier sur un pied excellent. Il y a plus...

Marcuard nous fait part de la mort de son père. Il a dû hériter pas mal d'argent.

Maman est tombée sans connaissance en essayant une robe. Sa santé s'altère peu à peu mais continuellement. Elle m'inquiète.

*Je ne sais vraiment pourquoi vous vous imaginez que vous ne devez à votre mère qu'un peu d'affection dans vos moments perdus. L'affection pour les...

Robert-Fleury commence à faire son Carolus, il va, il vient, (il a reçu une grande médaille à l'Exposition Universelle), il cause après avoir...

En supposant même que je sois un génie, est-ce écrit sur ma figure blanche et rose de jeune fille qui fait le tour du lac en compagnie de sa noble...

Non, le Défunt ne réunit pas les grandeurs et les saintetés que demande mon adoration.

- C'est bondé en bas - dit Julian, je m'en vais descendre votre académie, donnez-la moi.

Je sais bien que c'est des petites choses mais c'est quand même agréable.

C'est bête mais l'envie de ces femmes me fait de la peine. C'est si petit, si bas, si vilain. Je n'ai jamais su envier.