Cahier 082

août 1878 — octobre 1878

70 entrées • 26 026 mots • 70 traduit

Lieu principal : Paris

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(500 mots)

Une série de choses mirobolantes, Dourassoff est présenté aux princes par Fritz le sommelier. Je crois être bien malicieuse en disant *Gans* aux gens...

(523 mots)

La princesse Thyra épouse Napoléon IV... C'est un coup pour moi.

(186 mots)

Un tas de choses, des riens en fait mais qui m'ont énervée au point de me faire bailler tout la soirée, le bâillement est contagieux; au bout de cinq...

(1 127 mots)

Hier Dourassoff leur a parlé pendant une heure au moins sur la terrasse et la quintescence de tout ces discours la voici: ils n'ont pas de désir vif...

(794 mots)

Je chante depuis deux jours "l'oiseau s'envole" parce qu'il n'y a pas jusqu'aux laveuses de vaisselle qui ne chantent. On dit que l'on se marie.

(1 170 mots)

Les Coubé vont à Wiesbaden et je les charge d'expédier le billet suivant, en allemand.

(1 253 mots)

Je suis chrétienne hélas !

(389 mots)

Après l'échange de plusieurs dépêches nous allons à Paris. Malgré ce que cela aurait de prévu et de naturel, je serais désolée s'il arrivait quelque...

(108 mots)

Encore ce matin nous étions à Soden. J'ai promis cinq cents saluts par terre si je trouverais grand-papa vivant. J'ai exécuté ma promesse. Il n'est...

(109 mots)

Il n'y a rien eu de remarquable au 15 août. Une simple messe voilà tout. En dehors de Soden Schwarz et Gans ne sont plus rien du tout. Tout est remis...

(626 mots)

Il y a quelque chose d'insupportable dans notre intérieur pour moi ! Les tracas à propos de rien, l'incroyable insouciance quant aux choses graves,...

(547 mots)

J'ai oublié de dire que mon oncle Nicolas est ici depuis trois semaines ou plus. Il est très laid et c'est un nihiliste, un nihiliste borné. Je m'en...

(122 mots)

L'Exposition m'a rompue ! Pauvre grand-papa, il ne peut plus dire oui et non qu'avec la main ou les yeux et il s'intéresse à tout. Il a demandé qu'on...

(289 mots)

Je commence à croire qu'on n'aura jamais la patience de lire ce manuscrit. Ce matin j'ai acheté la photographie de Paul de Cassagnac, il y est assis...

(284 mots)

Barnola est venu. Une idée me tourmente et m'absorbe. J'ai près de vingt ans. Et comme à quatorze ans j'avais l'air d'en avoir dix sept jugez l'âge...

(106 mots)

J'ai mis une heure à faire une esquisse de grand-papa couché. C'est sur une toile de 3. On dit que c'est réussi. Seulement vous savez ces oreillers...

(404 mots)

Nous étions à l'église où il y avait le Grand Duc Constantin.

(283 mots)

J'ai recommencé mon travail avec toute l'ardeur et tout l'amour qui résultent d'un long repos et de l'impatience avec laquelle j'attendais ce jour....

(596 mots)

Je ne pardonnerai jamais à ma famille ces trois années de souffrance, à l'âge où toutes les jeunes filles dans une situation comme la nôtre,...

(283 mots)

Hier la nuit il m'a semblé clair comme le jour que j'allais mourir très vite et je me suis levée pour écrire les deux mots que j'ai triplement...

(824 mots)

Je ne sais par quelle providence j'étais en retard et à neuf heures n'étais pas encore habillée, lorsqu'on vint me dire que grand-papa allait plus...

(532 mots)

Il est impossible de vous peindre les horreurs que nous subissons de ce monstre donc le nom me salirait la plume.

(746 mots)

A midi tout le monde était là et Georges a empêché la cérémonie d'avoir lieu, on la remit à six heures.

(862 mots)

Est-ce possible quand on lit des choses comme celle que vous lirez dans "Le Pays" d'aujourd'hui !

(746 mots)

J'ai repris mon travail si malheureusement interrompu jeudi. Je suis hébétée. Nous avons reçu plusieurs lettres et cartes de visites de condoléances....

(270 mots)

Hier un voyou quelconque a amené M. Georges chez nous; le concierge ne l'a pas laissé monter et nous l'avons renvoyé au diable, non sans que ma mère...

(1 287 mots)

Multedo écrit. Mme Sarasin de Bock et plusieurs autres ont envoyé leurs cartes, les Gavini aussi. Quand toutes nos rencontres avec le Défunt me...

(513 mots)

On reçoit des lettres et des cartes de Nice. Florence m'écrit. Je lui réponds, elle m'invite à aller pour quelque temps chez elle à la campagne en...

(371 mots)

C'est aujourd'hui la dernière messe auprès du cercueil, le prête jette une pincée de terre sur le couvercle pour simuler l'enterrement et tout est...

(137 mots)

J'ai donc vu Robert-Fleury mais je n'avais à lui montrer qu'un dessin seulement sur lequel j'avais travaillé un jour (cette semaine il y a eu maladie...

(203 mots)

A la messe et puis à la promenade (pas autour du Lac). Une foule de Napolitains de connaissance mais le moyen de se parler dans cet enfer de voitures.

(215 mots)

C'est triste, bien triste une vie pareille !

(778 mots)

Il s'est passé une scène qui, malgré l'habitude que j'en devrais avoir, m'a rendue folle de révolte.

(134 mots)

Le Bois est bien amusant en ce moment. Il y a tout, même deux grands Ducs, même un Larderel à cheval. Tout Rome et Naples et Florence sont ici. On ne...

(1 mot)
(444 mots)

Florence m'écrit et m'invite. J'irai peut-être en octobre.

(539 mots)

Les Mouzay à dîner, à la fin de la soirée on a parlé de Cassagnac et de son inexplicable mariage avec la fille du *comte et de la comtesse Stéphano...

(451 mots)

Je prends Mme de Mouzay et nous allons chez M. Albert Gigot, préfet de police de la République Française. Je dois dire à la louange de la République...

(7 mots)

Oui, c'est une vie horrible, horrible, horrible.

(128 mots)

J'ai rêvé de chats et de serpents et j'ai renversé une salière à déjeuner. Ce qui me rend toute peureuse. Que va-t-il donc m'arriver ? Et mon oreille...

(11 mots)

Madame Antonsky est venue nous voir.

(267 mots)

Je me suis réveillée en larmes et l'oreiller en était trempé. J'ai rêvé que Paul de Cassagnac était venu m'assurer qu'il n'était pas marié et qu'il...

(8 mots)

Madame Antonsky est venue déjeuner et puis rien.

(335 mots)

Julian est venu me dire que: M. Robert-Fleury est très content de moi et récapitulant le tout il estime que je fais des choses étonnantes pour le peu...

(884 mots)

*Le 22 Septembre 1878*

(102 mots)

Hier, d'une façon tout inattendue Pincia a eu deux petits, blancs et jolis comme elle.

(845 mots)

Doenhoff a dîné chez nous. Cinq minutes avant son arrivée maman reçoit une dépêche que je lis presque de force et que je confisque car elle est de...

(16 mots)

Les Coubé ont dîné chez nous, on s'est souvenu de Soden et on a beaucoup ri.

(240 mots)

Je fais ma première peinture officielle. Je devais faire des natures mortes, j'ai donc fait comme vous savez un vase bleu et deux oranges puis un...

(1 071 mots)

J'ai des lettres d'Abaza et de Florence chez laquelle je ne vais décidément pas, je préfère l'Exposition et le reste... l'atelier. Mais vous avez dû...

(402 mots)

Doenhoff a déjeuné avec nous, essayé ma pelisse, fait le gentil. En rentrant d'atelier je l'ai trouvé au salon, Mme Coubé aussi.

(98 mots)

A huit heures j'ai cru qu'il en était déjà onze. Alors je me mis à jouer des gammes sur la mandoline tout en lisant Balzac. Pourquoi dit-on que...

(588 mots)

Je peins le matin et dessine l'après-midi.

(179 mots)

L'atelier des femmes participe de cet éclat et Robert-Fleury rivalise avec Lefebvre et Boulanger. A chaque chose Julian dit: que dirait-on en bas ?...

(17 mots)

Marcuard nous fait part de la mort de son père. Il a dû hériter pas mal d'argent.

(449 mots)

Maman est tombée sans connaissance en essayant une robe. Sa santé s'altère peu à peu mais continuellement. Elle m'inquiète.

(1 262 mots)

Mon académie a été trouvée très bien, très bien, très bien.

(15 mots)

Non, le Défunt ne réunit pas les grandeurs et les saintetés que demande mon adoration.

(42 mots)

- C'est bondé en bas - dit Julian, je m'en vais descendre votre académie, donnez-la moi.

(14 mots)

C'est une fichue existence, bienheureuse encore de pouvoir ne pas dire: une existence fichue.

(294 mots)

C'est bête mais l'envie de ces femmes me fait de la peine. C'est si petit, si bas, si vilain. Je n'ai jamais su envier.