Est-ce que je deviendrais vraiment peintre ? Le fait est que je ne sors d'atelier que pour lire mes histoires romaines, à gravures, notes, cartes géographiques, textes, traductions. C'est encore bête, personne ne s'occupe de cela et ma conversation serait plus brillante si je lisais des choses plus nouvelles. Qui est-ce qui s'inquiète des premières institutions, du nombre des citoyens sous Tullus Hostilius, des rites sacrés de Numa, des luttes des tribuns et des consuls... et pourtant certains scandales rappellent ceux de la Chambre glorieuse ou siège M. le comte Stephano Acard qui me paraît une sorte de Cassan (fils de Cincinnatus). Personne ne s'occupe de cela parce qu'on dit qu'on sait cela, qu'on l'a appris à l'école. On ne l'apprend pas à l'école comme on l'apprend soi-même et puis ça dépend des goûts. La grande histoire de Duruy qui paraît par livraisons est un trésor.