Неділя 7 травня 1876
Dimanche 7 mai 1876
A huit heures et vingt minutes nous étions à la gare...
J'étais bien un peu endormie mais cela ne m'a pas empêchée de poser quelque peu...
Tchernichoff et Antonoff arrivèrent avec des bouquets.
Faut-il être obligé de se quitter !
- C'est mon plus heureux temps, dit Giro, qu'en dis-tu, Bibi ?
Nous nous donnons nos noms les plus canailles avant de nous quitter...
Louba seule a pleuré, quant à moi je n'ai regretté vivement que lorsque...
— Chaque fois que vous passerez devant notre église, me dit Nina...
— Donne cette rose à Dina, me cria Giro lorsque le train s'était déjà mis en mouvement.
— Oui, dis-je en ramassant la fleur et la passant à Dina.
Puis j'allai à l'extrémité de la gare et j'ouvris mon parasol blanc...
Puis, moi, ma tante, Dina, Collignon et Walitsky nous sommes rentrés prendre du thé.
— Faites aller au London House, dis-je à ma tante en sortant de là, et achetez des cigarettes.
— Quelle mauvaise habitude de fumer ! dit-elle.
— Ce n'est pas une habitude, Madame, je ne fume que quand je... m'ennuie...
— Et pourquoi ?
— Croyez-vous que cela soit agréable d'être regardé par tous ces Russes de travers...
Ma tante se tut, partageant mon sentiment...
Je vais au contraire retourner souvent à l'église...
Mais ni Dumas ni les cigarettes ne peuvent rien...
Et Victor est venu me faisant mille caresses comme s'il comprenait que je suis triste, malheureuse.
Mme de Ballote est chez nous, ma tante la reçoit seule...
Eh bien j'en ai assez comme cela, de larmes, je vais m'habiller et sortir.
Savez-vous pourquoi cette rose de Giro à Dina ?
J'étais jolie, ce qui est dommage pour rien...
Collignon était avec nous. Et le soir on a parlé de Pietro...
Et en même temps je demandai s'il fallait ou pas aller pour les courses à Rome.
Ma tante me nomme en riant Madame l'archevêque...
Vous savez ce qu'on dit de la tante de Barnola ?
Vous savez pourquoi Galula est venu ?
Ah ! Carpo di Bacco !
Tous ces gens plaident le faux pour savoir le vrai.
Je suis si malheureuse en réalité que je me hâte de me coucher...
Pietro en est.
Je tâche autant que possible de demeurer hors de ma vie réelle si vilaine...
On trouve une certaine satisfaction désespérante à mépriser avec raison tout le monde.
Si Antonelli n'a fait que jouer, s'il me trompait, il m'a fait une insulte sanglante...