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Saturday, 19 January 1884
Villevieille and Claire are here every day, and it is beginning to vex me to see my brushes being used, my paint tubes squeezed crooked, my habits disrupted... In any case... And all the more so because the weather is poor, I am displeased with my workSamedi 19 janvier 1884 Villevieille et Claire sont là tous les jours, et ça commence à m’agacer de voir mes brosses employées, mes tubes de couleurs pressés de travers, mes habitudes contrariées... Enfin... Et d’autant plus que le temps est mauvais, que je suis mécontente de mon travail illisibles de mauvaise humeur, dans un énervement poussé à l’extrême... Ces dames m’agacent, leur gaieté toute naturelle pourtant me crispe; elles plaisantent ma mauvaise humeur de bonne amitié et moi je voudrais les jeter par la fenêtre furieuse contre ces étrangères, non pas étrangères de race, mais étrangères d’idées, d’esprit, de sentiment.
Villevieille is rather ignorant — like most society women, for that matter — and full of absurd ideas... And I, full of ideas in the Victor Hugo vein... universal happiness, philosophy, liberty, arts, edifying instruction... In any case, it would take too long to say, and I say nothing of it to them... Nor here either — what would be the use? I am discouraged.
Villevieille est assez ignorante comme la plupart des femmes du monde du reste., et pleine d’idées absurdes... Et moi ! moi pleine d’idées à la Victor Hugo... Bonheur universel, philosophie, liberté, arts, instruction moralisatrice... Enfin c’est trop long à dire et je ne leur en dis rien... Ici non plus, à quoi bon, je suis découragée.
Claire has taken on boyish manners now that we are very intimate — she plays schoolboy pranks: one moment she flings a brush at one’s fingers hard enough to hurt, and this afternoon she hit me on the shoulder with a book. Then, hiding her face: “give it back.”
Claire a des manières de garçon maintenant que nous sommes très intimes, elle vous fait des farces de collège, tantôt c’est une brosse qu’elle lance sur les doigts à faire mal et cet après-midi elle m’a donné un coup sur l’épaule avec un livre. Et puis en se cachant la tête: « rendez-le moi ».
It would degenerate into fisticuffs, then.
Cela dégénérerait en pugilat, alors.
And indeed it makes me angry — a stupid anger, as stupid as the joke. It is strange how, every day and with almost everyone, one encounters things that are foolish, shocking, that I would never think of doing myself.
Et de fait ça me met en colère, d’une colère bête, comme est bête la plaisanterie. C’est drôle comme tous les jours et chez presque tout le monde on rencontre des choses sottes, choquantes, et que je n’aurais jamais idée de faire moi.
I cannot tell you how angry this girl made me, and I do not know how to stop her, for getting seriously cross would be ridiculous and humiliating... This evening at the Italiens,1 I am rather pretty... Bojidar was there, and M. de Rochefort (not Henri)2 — just appointed embassy secretary at Rio de Janeiro. This sensitive diplomat reminds me of the sensitive and perfect Gabriel Géry.
Je ne peux pas vous dire combien cette petite m’a mise en colère et je ne sais comment l’arrêter, car se fâcher sérieusement serait ridicule et humiliant... Ce soir aux Italiens, je suis assez jolie... Il y avait Bojidar et M. de Rochefort (pas Henri) qu’on vient de nommer secrétaire d’ambassade à Rio de Janeiro. Ce sensible diplomate me rappelle le sensible et parfait Gabriel Géry.
Notes
The Théâtre-Italien, Paris’s premier opera house for Italian opera. ↩
To distinguish him from Henri de Rochefort (1831–1913), the famous radical journalist and politician. ↩