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Monday, 26 August 1878
Lundi, 26 août 1878
I have resumed my work with all the ardour and love that come of a long rest and the impatience with which I awaited this day. Among the old hands there is scarcely anyone but Amélie and three or four colourless Frenchwomen. The others have gone to the sea. I have just read, in the space of three hours, a very romantic novel by Octave Feuillet — Le journal d’une femme.1 The title had seduced me.
J’ai recommencé mon travail avec toute l’ardeur et tout l’amour qui résultent d’un long repos et de l’impatience avec laquelle j’attendais ce jour. En fait d’anciennes il n’y a guère qu’Amélie et trois ou quatre Françaises sans couleur. Les autres sont à la mer. Je viens de lire en trois heures de temps un livre très romanesque d’Octave Feuillet, « Le journal d’une femme ». Le titre m’avait séduite.
My alarm clock chimes like a cathedral clock heard from afar. I think it is because it is a second-hand mechanism, but at any rate the sound is ravishing — soft, muffled, vibrant.
Mon réveil sonne comme une horloge de cathédrale à distance. Je crois que c’est parce que c’est une machine d’occasion mais enfin le son est ravissant, doux, sourd, vibrant.
Will I never love anyone? Have I ever loved? Do I love? Octave Feuillet is to blame. Is the Deceased the superior man I imagined, or merely a vile journalist? What does the world think of him? I should dearly like to know, so that I might at last put a label on it. Should I abandon myself to my romantic ideas, or else scorn them? That will depend entirely on the quality of the hero. He is married, it is true, but for a moment I thought of making him, in spite of that, the aim of my existence, so to speak... I do not know why the French are accused of writing immoral books... all the good writers are excessively moral (if excess can exist in such things), so that after reading a novel I am frightfully puritanical; even without novels I hate all... irregular things.
Est-ce que je n’aimerai jamais personne ? Est-ce que j’ai déjà aimé ? Est-ce que j’aime ? C’est Octave Feuillet qui en est cause. Le Défunt est-il l’homme supérieur que j’ai imaginé ou bien un vil journaliste ? Qu’en pense-t-on dans le monde ? Je voudrais bien le savoir pour pouvoir enfin y mettre une étiquette. Dois-je m’abandonner à mes idées romanesques ou bien mépriser ? Cela dépendra absolument de la qualité du héros. Il est marié c’est vrai, mais j’ai eu pendant un instant la pensée d’en faire malgré cela en quelque sorte le but de mon existence... Je ne sais pourquoi on accuse les Français de faire des livres immoraux... tous les bons écrivains sont excessivement moraux (si l’excès peut exister en ces choses-là) de sorte qu’après avoir lu un roman je suis affreusement puritaine, déjà sans romans je hais toutes les... choses irrégulières.
So I want nothing that... I should like to reach a logical conclusion, and I have not the time.
Ainsi je ne veux rien qui... je voudrais arriver à une conclusion logique et je n’ai pas le temps.
But it seems to me that I am bound to this man — and there! I wish it were true.
Mais il me semble que je suis liée à cet homme et tenez ! Je voudrais que cela fût vrai.
Notes
Le journal d’une femme (1878) by Octave Feuillet (1821–1890) is the diary of a married woman torn between conjugal duty and romantic passion. ↩