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Friday, 12 March 1875
Oh, quick! To write, write, write — I shall unburden myself, I need to; for a long while, for want of time, I have not sung my lamentations, and all my pent-up troubles are choking me!Vendredi, 12 mars 1875
There is news, but I shall begin at the beginning. While I was playing the piano, the door opens and to my great surprise I see Maman come in — but that is not what matters.
Il y a du nouveau, mais je vais commencer par le commencement. Pendant que je jouais du piano, la porte s’ouvre et à ma grande surprise je vois entrer maman, mais ce n’est pas de cela qu’il s’agit.
We are scarcely in her room when Mme de Mouzay arrives, showers us with a thousand kindnesses, like the excellent woman she is, recounts her quarrel with the grand marquise and asks the cause of the break with the Howards. I am so agitated that I keep stopping to look at myself in the glass, or to take a turn about the room, or to read a passage from Les Femmes célèbres1, or to smoke.
A peine sommes-nous dans sa chambre qu’arrive de Mouzay, fait mille tendresses en excellente femme qu’elle [est], narre sa brouille avec la grande marquise et demande la cause de la rupture avec les Howard. Je suis si agitée que je cesse à chaque instant pour me regarder dans la glace ou pour faire un tour dans la chambre ou pour lire un passage des femmes célèbres, ou pour fumer.
To resume: Maman, embarrassed, says that we no longer see each other, that there was no unpleasantness, nor any cause at all. I blush. Indeed, Mrs Howard’s pretext is so base that one does not readily repeat it.
Reprenons, maman confuse dit que nous ne nous voyons plus, qu’il n’y a pas eu de désagréments, ni aucune cause. Je rougis. En effet, le prétexte de Mme Howard est si vil qu’on ne le dit pas facilement.
Then Mme de Mouzay takes offence.
Alors de Mouzay s’offense.
— What! I tell you all my affairs and you say nothing. They say in town that the Prodgers woman is the cause of it, that she made it one of her conditions.
- Comment, moi je vous conte toutes mes affaires et vous vous taisez. On dit en ville que la Prodgers en est cause, qu’elle a posé cela comme une des conditions.
That idea had occurred to me at the very first, but I do not know why I did not dwell on it. Oh! my uncle, what curses upon our head! If you could see what bitterness there is at the bottom of my soul and in my face as I write this, you would certainly be frightened. If you could know my anger and my hatred for you, stupid as you are, you would stop us. If you could see what harm you do me — my tears, my heartaches, my humiliations, my rages and my despair — heartless man, without faith or law as you are, you would have pity on me. (Pause2 and tears, sobs.) I had done my hair prettily, I looked fresh, my eyes were shining — and now here I am, red, tearful and sad!
Cette idée m’était venue tout d’abord, mais je ne sais pourquoi je ne m’y suis pas arrêtée. Oh ! mon oncle que de malédictions sur notre tête ! Si vous pouviez voir quelle amertume il y au fond de mon âme et dans ma figure quand j’écris cela, certes vous seriez effrayé. Si vous pouviez savoir ma colère et ma haine pour vous, tout bête que vous êtes vous nous arrêteriez. Si vous pouviez voir quel mal vous me faites, mes larmes, mes serrements de cœur, mes humiliations, mes rages et mon désespoir, tout homme sans cœur, sans foi ni loi que vous êtes, vous auriez pitié de moi. (pausa et larmes, sanglots). Je me suis fait une jolie coiffure, j’étais fraîche, mes yeux brillaient et me voilà rouge, éplorée et triste !
Ah! my uncle, my dear uncle, fool or coward, I curse you none the less!
Ah ! mon oncle, mon cher oncle, idiot ou lâche, je ne vous en maudis pas moins !
I am no longer crying; I am a little pale, and indignation and anger have made me beautiful again! Yes, but only for as long as I am indignant and roused; in a moment I shall be pale. I shall have rings under my eyes, and in the future one wrinkle more.
Je ne pleure plus, je suis un peu pâle et l’indignation et la colère m’ont rendue de nouveau belle ! Oui, mais ce n’est que pour le moment où je suis indignée, excitée, dans un instant je serai pâle. J’aurai les yeux cernés, et dans l’avenir une ride de plus.
That is not all: we go without dresses, we do not build the house we need, I sleep with my aunt, in my own house I have no room, we have only one servant, we are in debt — and a villa is bought for Georges!
Ce n’est pas tout, on se prive de robes, on ne bâtit pas la maison qui est nécessaire, je couche avec ma tante, dans ma maison je n’ai pas de chambre, on n’a qu’un domestique, on a des dettes, et on achète une villa à Georges !
Oh! My God! My God! I stop; I am going to Maman. Nothing I can say will ever be what I feel!
Oh ! Mon Dieu ! Mon Dieu ! Je cesse, je vais chez maman, tout ce que je pourrai dire ne sera jamais ce que j’éprouve !
May the good Lord forgive him, but as for me, I have neither pity nor charity, and I curse him.
Que le bon Dieu le pardonne, mais quant à moi je n’ai ni pitié, ni charité et je le maudis.
But where does this weakness come from? Here I am repenting, pitying him. O my God, have pity on me, then.
Mais d’où vient cette faiblesse voilà que je me repens, que j’ai pitié. 0 mon Dieu, ayez donc pitié de moi.
Notes
French title: “Famous Women”. ↩
In Italian in the original: pausa. ↩