П'ятниця, 21 вересня 1883
Суперечка, чи радше розмова про спадщину; Поль привіз плани, розрахунки тощо, тощо. Я ані на мить не маю сумніву в його чесності, а проте ж які брехуни ці малороси; до того ж можна викласти всю правду й усі цифри, а воно однаково буде не зовсім так. Ось що він мені пропонує. Він дає мені 10 000 карбованців (десять тисяч карбованців) за мої права. Бо, каже він, треба продати все негайно, інакше все пропаде! Ті, хто хоче купувати, не купуватимуть, якщо я залишу собі свою частку. Чому? Бо Поль гадає, що я візьму найкраще, а без цього доброго шматка решти не куплять, тоді як насправді ці люди куплять і погану землю, якщо їм нав'яжуть її разом із доброю, неодмінною умовою. Так, кажу я йому, але якщо я візьму на свою частку доброго й поганого, то маєток не змінює своєї природи, він лише зменшується.# Vendredi 21 septembre 1883
C'est de là qu'il ne peut pas sortir. Et c'est ce que je m'obstine à me faire expliquer.
L'explication vraie et je crois celle-ci, il me donnera ses dix mille et ne vendra rien et la vieille Eristoff l'aidera à payer les intérêts des dettes qui s'élèvent à cent quarante mille roubles, c'est-à-dire cinq ou six cent mille francs. Et la propriété revient entière à Paul. C'est une supposition.
Il m'est bien désagréable de ne pas me payer le plaisir de dire: ne discutons pas, prends tout; mais si je le disais ce ne serait pas apprécié. On dirait: elle a si bien senti qu'elle devait le faire qu'elle y a été obligée, etc.
On regarde mon héritage comme une petite usurpation parce que ma tante me donnera sa fortune. Si Paul est sincère... tout à fait je suis prête à abandonner tout. Mais.
Et puis vraiment prendre ces dix mille roubles... quand je n'en ai pas besoin... car je n'en ai pas besoin. Et pourtant en recevant ma très petite part de l'héritage paternel, je ne suis pas seulement dans mon droit mais encore dans mon devoir, ma dignité. Nous n'étions pas bien ensemble, mais nous nous sommes embrassés en nous quittant.
Et puis quoi encore.
Il m'aimait même plus que Paul, car je flattais sa vanité, son sentiment suprême et je lui ressemblais.
Enfin quoi ?
Voilà tout. Mon tableau est arrêté, il reste si peu à faire, je suis tannée, sciée, bassinée, embêtée, etc. etc.
J'ai fait des réussites et elles disent que je mourrai dans l'année. Elles m'ont trompée si souvent, c'est égal j'ai le trac comme dit Rosalie Pitauchard. Alors je languirais encore un mois puis tout à coup fluxion de poitrine et vers le fin de décembre...
Ecrivons mon testament.
C'est fait.
A table, je fais pleurer maman en parlant de ma mort, en dépeignant avec éloquence comme elle et ma tante finiront leurs jours à Monaco en compagnie de la Daniloff, en conversation avec les croupiers et les joueurs.
C'est très cruel et cela me paraît très vrai.