Неділя, 18 травня 1879
Ми зайшли до Коліньйон, і мене дуже вразило її вбоге, занедбане житло. Її батьки тримають щось на кшталт мебльованих кімнат у пасажі Марбеф, це геть прості люди, а батько ходив у дерев'яних черевиках і підмітав двір. А Коліньйон, яка була компаньйонкою при доньці єгипетського віце-короля і яка така елегантна, така витончена, так добре вихована! Справді, її доля сумна, і якби не це мале чудовисько Оельсніц, я взяла б її до себе, і все було б якнайкраще в найкращому зі світів.# Dimanche 18 mai 1879
Jeanne m'a posé et nous l'avons retenue à dîner. Je n'ai pas besoin de vous dire que c'est une femme bien née, parfaitement élevée, très instruite et intelligente. Elle est mal mise et on la prend pour une planche tandis qu'en réalité elle a un des plus [beaux] corps qu'on puisse voir tout en étant brune et mince.
Elle a des yeux magnifiques, la bouche est de la même dimension que les yeux et que la largeur du nez. Mais quand elle parle la bouche devient grande. Le nez est très grand mais beau et noble.
Un cou de cygne. Elle rappelle la reine d'Italie (princesse Marguerite) tout en étant très brune; pas de peau pourtant, sa peau est assez blanche.
Comme vous savez elle a épousé le baron de Wykerslooth, fils de la princesse de la Tremolile, affreuse brute, sale, hypocrite, matériel et ressemblant à un cochon blond.
La pauvre femme était sur le point de mourir quand sa famille l'a sauvée en plaidant en séparation. Et la preuve que le mari a tous les torts c'est que sa propre sœur, une demoiselle de Wykerslooth, la baronne de Veauce dépose en faveur de la femme.
Pauvre femme, elle le déteste comme je détestais le Polonais... vous comprenez dans ce cas il vaut mieux se noyer que de vivre avec le mari. D'ailleurs je crois que Jeanne ne pourrait aimer personne... c'est une femme du Temple, si vous avez lu "L'Homme-Femme".