Вівторок, 16 червня 1874
Вівторок, 16 червня 1874
Il pleut, il fait froid. Alfred m'essaye l'amazone...
Nous étions chez Duval, tout ce qu'il a montré est ravissant. Nous n'irons plus chez ce ladre de Smith.
Je *chasse* le diacre et la roulette du salon...
Je m'installai au milieu de la chambre. Quelles naïvetés orthographiques, quel style...
Partout où j'ai parlé du duc j'ai parlé passablement ou à peu près...
- Un jour, quand je serai sa femme je lirai ce que j'écris etc.
[Annotation:1876 Rome. Je dirai que c'est un peu plus raisonnable qu'avant, mais qu'il y a beaucoup de fautes.]
J'ai trouvé et je garde "Le Figaro" où le Grand Prix est décrit.
Je suis toute attendrie de *où je parlais de lui.* Vraiment ces choses là sont écrites dans le ciel et dans mon cœur.
Le plus doux, le plus heureux, le plus brillant souvenir sera celui du duc de Hamilton.
Devant ce souvenir et devant ce nom tout tombe en lambeaux...
Je m'interromps encore, c'est si bon des moments comme celui-là...
C'est dans des moments pareils que je désire plus vite être *grande* pour le trouver, pour lui dire que je l'aime...
Je pensais à former un cahier où seraient tous les passages où j'ai parlé de lui...
Voilà, quand je pensais que je pourrais être sa femme, je ne me plaignais jamais...
Alors je pensais que ce n'est que question de temps...
Dormons, dormons. Il faut en finir.
(Bagatelle)
Oui, dormons, je n'ai pas appris à m'exprimer...
Je poursuivrai la lecture de mes journaux. Je les ai tirés aujourd'hui avec l'intention de lire *la passion.*