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Sunday, 18 September 1881
I have some little dresses of cambric or white wool, without trimming, but made exquisitely, very fresh and smart. Canvas shoes bought here, but pretty. And ravishing hats — but white hats,Dimanche 18 septembre 1881 J’ai des petites robes de batiste ou de laine blanche, sans garnitures mais faites à ravir et très fraîches, très pimpantes. Des souliers de toile achetés ici mais jolis. Et des chapeaux ravissants mais des chapeaux blancs, jeunes des chapeaux de femme heureuse. Cela forme un ensemble très remarqué et dans l’état d’esprit où je me trouve c’est tout bonnement désespérant. Je rentre pour pleurer... Maman et ma tante ne sont ni entrain ni gaies et puis nos constantes discussions, enfin c’est tout le contraire d’un voyage d’agrément sur une plage élégante.
There are races today, but I believe no carriage could be had. My aunt and Maman very much want to stay here a long time because the weather is beautiful and my health — you understand…
Il y a des courses aujourd’hui mais je crois qu’on n’a pu avoir de voiture. Ma tante et maman désirent beaucoup rester ici longtemps pace qu’il fait très beau et ma santé vous comprenez...
But I do not think that brightness, sunshine, can be effective when the soul is so dark — mere phrases!
Mais je ne crois pas que la clarté, le soleil, soit efficace quand il fait si noir dans l’âme des phrases !
I cannot bring myself to resign myself to being shut up in Paris! And yet that is still what makes me most happy — the silence and solitude of the studio. I truly believe that since… In short, when I see elegant women I long to be one, and the moment I dress myself and go out it seems to me that people take me for heaven knows what. Six years ago at the Grand Hôtel I was always singing in my room, and someone said I was a performer from the Mikhailovsky Theatre in Petersburg1 — then the little article in Le Figaro about the 1877 races — and since then I believe there has been my psychological illness…! I shall never recover, and I am only a little calm in some black ulster2 with my hat pulled well down and myself made as plain as possible… And then I cry for those elegant dresses that make me cry.
Je ne peux pourtant pas me résigner à rester enfermée à Paris ! Et c’est encore ce qu’il y a de plus heureux. Le silence et la solitude de l’atelier. Je crois vraiment que depuis que... Enfin quand je vois des femmes élégantes j’ai hâte de l’être et sitôt que je m’habille et sors il me semble que l’on me prend pour Dieu sait qui. Il y a six ans au Grand hôtel je chantais toujours dans ma chambre et je ne sais qui a dit que j’étais une artiste du théâtre Michel de Pétersbourg, puis le petit article du Figaro sur les courses de 1877 et depuis je crois qu’il y a ma maladie morale...! Je ne guérirai jamais et ne suis un peu tranquille qu’en quelque ulster noir et chapeau sur le front bien foncé et me rendant bien laide... Et alors je pleure après ces robes élégantes qui me font pleurer.
To rally one would need to see acquaintances again, to talk, to go out… and we are alone… In short, what could be more ordinary than a white cambric dress at the seaside in great heat — and yet it seems to me I am committing extravagances.
Pour réagir il faudrait revoir des conaissances, causer, sortir... et nous sommes seules... Enfin quoi de plus ordinaire qu’une robe de batiste blanche au bord de la mer quand il fait très chaud et il me semble que je commets des extravagances.
Notes
The Mikhailovsky Theatre in St Petersburg, an imperial theatre whose resident company played in French. ↩
In English in the original. An ulster is a heavy overcoat with a cape, fashionable in the 1870s–80s. ↩