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Saturday, 9 November 1878
Samedi, 9 novembre 1878
A shameful defeat! No medal at all. Which will let those imbecile women, who are strong and did not compete, crow over it. I am first all the same. I believe I would have been first even against Breslau’s painting; they would have awarded a first medal. But this private conviction counts for nothing. The fact is there. They did not compete; there is no medal. At bottom I do not care; Breslau is the only one I respect, and even she has three years of study at Julian’s and two in Zurich, nearly five years in all — I am deducting her illnesses — while I have only eleven months altogether; and if one takes my earlier attempts into account, they come to a month, counting the copies of engravings, the six heads painted in Rome and elsewhere at different times, the four heads copied in Nice and the eight drawings from the most elementary casts. All this scribbling makes one month of study (eight hours a day), I declare it on my honour — six weeks at the most.
Une veste honteuse ! Pas de médaille du tout. Ce qui fera triompher ces imbéciles de femmes qui sont fortes et qui n’ont pas concouru. Je suis tout de même première. Je crois que je l’aurais été avec la peinture de Breslau, on aurait fait une première. Mais cette conviction intime n’est rien. Le fait est là. Elles n’ont pas concouru, il n’y a pas de médaille. Au fond je m’en moque, il n’y a que Breslau que je respecte et encore a-t-elle trois ans d’études chez Julian et deux à Zurich, total presque cinq ans, je décompte ses maladies !, et moi je n’ai en tout que onze mois et si on prend en considération les essais antérieurs; il y en aura pour un mois si on compte les copies de gravures et les six têtes peintes à Rome et ailleurs à des époques différentes et les quatre têtes copiées à Nice et les huit dessins d’après la bosse la plus primitive. Tout ce gribouillage fait un mois d’études (huit heures par jour) je le déclare sur mon honneur, six semaines au maximum.
So — we have one year. All this to announce to you with great pomp that I draw academic figures as well as Breslau; the masters told me so.
Donc nous avons un an. Tout cela pour vous annoncer en grande pompe que je dessine, les académies aussi bien que Breslau, les maîtres me l’ont dit.
Do you know what people are saying? “They say they are marrying you off”1... that first; and then that Popaul is separating from his strange wife. Moreover, some infamous articles about his nuptials have appeared in Nice. I have nothing to do with them.
Vous savez ce que l’on dit ? « On dit que l’on te marie ».. D’abord, et puis que Popaul se sépare d’avec son étrange épouse. Il a en outre paru d’infâmes articles sur son hyméné à Nice. J’y suis étrangère.
But it must be a canard; Mme Gavini says everyone is saying it. To begin with, according to the code one cannot separate after seven months of marriage, unless one declares that one will not answer for the consequences of that cohabitation.
Mais ce doit être un canard, Mme Gavini dit que tout le monde le dit. D’abord on ne peut pas se séparer après sept mois de mariage d’après le code, à moins de déclarer qu’on ne veut répondre des résultats de cette cohabitation.
I also heard this news at the atelier from a Bonapartist lady who does not work much. I must confess that I am perfidious with my insinuations, and with that protective tone and that air I have of defending the Deceased. It is not very honest, but it is fair game, I think.
J’ai aussi entendu ces nouvelles à l’atelier d’une dame bonapartiste qui ne travaille pas beaucoup. Je dois bien l’avouer, je suis perfide avec mes insinuations et avec ce ton de protection et cet air que j’ai de défendre le Défunt. Ce n’est pas très honnête mais c’est je crois de bonne guerre.
My poor Cassagnac, you will get out of it, but you have made yourself some quite needless trouble there! These gentlemen asked me whether Cassagnac’s wife (how funny that is!) is pretty.
Mon pauvre Cassagnac tu t’en tireras mais tu t’es créé là des ennuis bien inutiles ! Ces messieurs m’ont demandé si la femme de Cassagnac (est-ce drôle !) est jolie.
— Hmm... not exactly — but it is an interesting face.
— Hum... pas précisément, mais c’est une figure intéressante.
— Rather faint features, I believe, said Gavini.
- Des traits effacés je crois, dit Gavini.
— On the contrary, said M. de Bouville, very marked — Italian.
- Au contraire, dit M. de Bouville, très accusés, italiens.
— Very Italian, I added.
- Très italiens, ajoutai-je.
— She looks like Cardinal Antonelli, Gavini went on.
— Elle ressemble au cardinal Antonelli, reprit Gavini.
— What a wicked tongue that Gavini has! exclaimed Abbatucci, who is an odd fellow.
- Quelle mauvaise langue ce Gavini ! s’écria Abbatucci qui est un drôle de type.
— Why so? said my aunt. She is his niece.
- Pourquoi donc, dit ma tante, c’est sa nièce.
Everyone smiled.
Tout le monde sourit.
— How old is she, then? asked Gavini.
- Quel âge a-t-elle donc, demanda Gavini.
— Oh! She is not old, said I, twenty-eight or twenty-nine at most, perhaps less; you know how quickly Italian faces fade.
— Oh ! elle n’est pas vieille, dis-je, vingt-huit à vingt-neuf ans au plus, peut-être moins; vous savez les figures italiennes se fanent vite.
The Exposition again, and Mme Gavini. We are constantly exchanging little presents. This evening the Mouzays and M. Bikowsky (the one from Naples) to dinner. I am always pretty when there is no point in it.
Encore l’Exposition et Mme Gavini. Nous échangeons continuellement des petits cadeaux. Ce soir les Mouzay et M. Bikowsky (celui de Naples) à dîner. Je suis toujours jolie quand ce n’est pas la peine.
Notes
On dit que l’on te marie («They say you are getting married») is a song Marie sang at Soden on 20 July 1878 and still hummed in May 1879; she quotes it here of the gossip about her own marriage. ↩