Deník Marie Bashkirtseff

Vendredi 21 février 1873

V devět hodin si pro mě Howardovi přijeli na koních, málo lidí, docela příjemná projížďka do Carabacelu. Coco se chtěl vrátit do stáje a zlobil.

A neuf heures les Howard vinrent me chercher à cheval, peu de monde, assez bonne promenade, au Carabacel. Coco voulait rentrer dans l'écurie et faisait des bêtises.

Viděly jsme Abramoviče a Logého. Krátce před návratem jsem se chtěla projet cvalem

Nous vîmes Abramovitch et Logé. Sur le point de rentrer, je voulais galoper mais Coco s'est arrêté obstinément devant notre maison de manière que je dus rentrer. Mme Howard m'a accompagnée jusqu'à la maison, très aimable.

Odpoledne jsem studovala, nevyšla jsem ven kromě půlhodiny na terase (šedý kabátek, bez klobouku), dost lidí.

L'après-midi j'étudiais, je ne suis pas sortie excepté une demi-heure à la terrasse (casaque grise, sans chapeau), assez de monde.

Ráno, když jsem se chystala domů, zahlédla jsem Boreela projíždějícího uličkou u naší vily, díval se na mě, spatřila jsem ho teprve ve chvíli, kdy mizel, ale myslím, že mě viděl dříve, když kůň nechtěl jít, protože přijížděl naproti v drožce. Jsem dnes úplně nešťastná, jsem v hrozném stavu, jestli to bude pokračovat, nevím, co ze mě bude, každou minutu se bojím, že se najde můj deník, že se prozradí mé tajemství o vévodovi, v každém okamžiku myslím na to nešťastné město „Hamilton", které jsem vyškrábala z mapy. Bojím se učit zeměpis ze strachu, že dojdeme ke Skotsku. Jak šťastní jsou lidé, kteří nemají žádné tajemství!

Le matin lorsque j'étais sur le point de rentrer je vis Boreel passant dans la ruelle près de notre villa, il me regardait, je ne le vis qu'au moment où il disparaissait mais je crois qu'il m'a vue avant quand le cheval ne voulait pas marcher parce qu'il venait vis-à-vis dans un fiacre. Je suis toute malheureuse aujourd'hui, je suis dans un état affreux, si cela continue, je ne sais pas ce que je deviendrai, j'ai peur à chaque minute qu'on ne découvre mon livre, qu'on ne sache mon secret du duc, à chaque instant je pense à cette malheureuse ville de "Hamilton" que j'ai grattée sur la carte. Je crains d'apprendre la géographie de crainte d'arriver en Ecosse, à cause de cela. Comme les personnes qui n'ont aucun secret sont heureuses ! Oh ! s'il savait ce que j'endure pour lui ! J'ai gratté ce nom par bêtise, je ne sais pourquoi, il fallait mieux le laisser souligné, c'était moins voyant. Mais Mlle Collignon le sait. Je m'attends à la journée terrible où je devrais marquer les villes d'Ecosse ! Oh ! mon Dieu sauve-moi ! tranquillise-moi ! Par charité.

Jak dojemné!

Comme c'est touchant !