Четвер, 17 травня 1877
Щаслива у своєму гніздечку, такому затишному й елегантному, у своєму квітучому саду. Ніцци не існує, я на дачі в себе вдома, я не бачу нічого іншого... хіба що Skating, що був цілковито порожній, але оскільки нас було вісім чи десять осіб, утворилася розкішна публіка. Я ніяк не навчуся кататися сама, ніхто на світі не повірить, що я полохлива, а проте я боюся, мов чорта.# Jeudi 17 mai 1877
C'est Audiffret qui n'est pas content. Nous l'avons rencontré avec Laurenti qui sortait comme nous entrions. On a échangé quelques paroles. Il ne pouvait pas raisonnablement rebrousser chemin en nous voyant arriver aussi dut-il s'en aller, mais il revint deux fois ensuite avec l'air le plus embarrassé du monde et par conséquent rigide, se tenant sur le haut du perron et nous regardant patiner. Je faisais comme s'il n'était pas là. Il vint saluer maman comme elle partait avec Mme Kondareff et lui dire qu'il y avait des siècles qu'il ne l'avait vue. Je suis bien aise qu'il s'ennuie à périr, plus de tour, plus de suite, Mme Vigier etc. il en a par-dessus la tête, personne au Cercle et surtout pas d'argent. Aucune ressource enfin. Il est très ennuyé de ne pouvoir revenir chez nous, je le vois et j'en jouis. Les bains de mer, les parties, les soirées calmes d'été... tout cela apparaît comme un parfum, comme un éclat de rire et il y en a tant eu, d'éclats de rire.
[En travers: Pour lui]
— Tenez-le au bout du bâton, dit Mademoiselle Collignon.
Oui, certes, et sans regret, puisque l'agacer me fait plus de plaisir que de le voir, si plaisir il y a... et vu le désert dans lequel je me trouve.
Je voudrais bien savoir si Alexandre a répondu à mon dernier billet... Je viens d'écrire à l'hôtel du Louvre.