Субота, 26 лютого 1876
Je n'ai pas fermé l'œil, le doigt coupé m'a fait horriblement souffrir.
— Si è molto divertitatteri ? mi domanda Bruschetti.
— Dove ? demandai-je à mon tour.
— Al teatro , dit-il, me regardant dans les yeux.
— Io non erri ieri al teatro, dis-je en soutenant admirablement son regard.
— Come , all' Apollo ? dit-il.
— Ma, ieri al Apollo non c'era la rappresentazione , c'era un ballo , dis-je avec un naturel rare.
— Si, è quel che dico, il ballo.
— *Non vi sono sudato, mi doleva la mano, non ho potuto uscire.*
— *Come ! Non erano loro ! !*
Mademoiselle Bashkirtseff, je vous fais mes compliments sincères, vous êtes la plus grande canaille que je connaisse.
D'ailleurs c'était préparé depuis hier, mais en général les
choses préparées ne réussissent pas, et celle-là a réussi comme un vrai sucre.
Il fallait voir la consternation du malheureux...
Et l'on veut que je croie aux autres ! Pas si bête !
Cet homme dit vrai, il est sincère, et il croit ne rien dire de trop.
Il me demande la permission de me donner une lettre.
— Dio ! se almeno non la mostrasse que alla sua famiglia...
Sur cela je lui dis que le public ne pouvait pas supposer...
C'est un beau et les dames se le disputent, dit-on.
Jamais celui que je veux ! Faut-il avoir peu de chance !
m'accaparait.
Tout cela est absurde et je suis mécontente.
Volkonsky, pour faire comprendre qu'il nous a reconnues nous jette trois bonbonnières, masques.
Le gros Prussien qui se nomme Loëbecke, me donne un grand bouquet...
De retour chez moi je lis la lettre...
— Tu ne le dirais pas, si c'était Antonelli, je réponds...
J'ai passé en revue tous les hommes que je connais de vue ou autrement...
Doria 1, non, Doria blanc oui je crois.
Il a l'air d'un... non, je dis que je ne peux pas le juger.
Voyons, qu'est-ce qui cause ce grand mécontentement...