Четвер, 24 лютого 1876
Hier Besnard a été chez nous. Hier soir nous avons été voir la foire de la place Navone...
Ecoutez, j'ai encore vu en rêve que Rossi m'apportait une carte de visite:
Georges Bergerault
violoniste del Re.
N'est-ce pas étrange ?
Et j'ai vu le véritable Bergerault en voiture avec une fort jolie femme, au Corso.
— Qu'avez-vous fait avec mon pauvre ami, vous l'avez rendu tout à fait fou, me dit Mme de Lorncourt.
— Quel ami, Madame ?
— Bruschetti, il en est tout malade et je doute qu'il puisse venir, vous l'avez rendu fou.
— Quel malheur ! mais croyez bien que je l'ai fait sans le vouloir.
Bruschetti est dans sa voiture avec son ami...
Nous partons bientôt et il n'a que le temps de m'offrir une charmante bonbonnière...
— Starà sempre cosi , me dit-il.
— Buona sera e molte grazie, lui dis-je...
Dans la bonbonnière je trouve sa carte: comte Vincenzo Bruschetti.
[Mots noircis: Je n'ai] pas eu le temps de dire un seul mot à Eris...
Bruschetti a des chevaux de race et dorés et une belle voiture.
Il est très sympathique et je voudrais qu'on nous le présente.
Le misérable, le scélérat, le cardinalino, ne s'est pas montré.
Je pense encore à hier; chacun aurait abandonné le bouquet à son sort...
(En travers: Allons donc I]
Avec toutes ces bêtises je crois qu'il m'a manqué aujourd'hui...
Je m'occupe aussi de Bruschetti.