Понеділок, 14 лютого 1876
C'est aujourd'hui le grand jour, c'est aujourd'hui que Vigier chante dans "Faust".
M. d'Epinay a été hier chez nous, [Mots noircis: quand nous] étions sorties.
Quand Lola et sa mère partiront, ce sera bien triste...
Mais écoutez ! "Une histoire amoureuse autant que fabuleuse"...
Enfin j'appelai mon domestique...
"Je suis descendu chercher du papier, alors ce monsieur m'a parlé..."
Alors j'ai dit que vous ne le connaissiez pas...
Alors je vous l'ai portée et je suis descendu...
Il fallait voir cette mine de Fortuné...
Voyez-vous ce messager, de ce Galula si résigné...
C'est tout à fait espagnol et nous en rions tant...
Dina en a rougi comme une pivoine.
Et justement on vient de nous envoyer des robes de chez Worth...
C'était *bigrement* amusant ce soir !
Et lorsque Fortuné lui dit pour la dixième fois...
C'est adorable de naïveté !
Enfin, Dina est ravie et elle se couche à onze heures, sur ses lauriers.
Mon oncle Nicolas, le cadet des fils de grand-papa, écrit à maman...
Maman est remplie de joie et la conversation n'a fait que rouler sur les Miloradovitch...
Paul a sa chasse, ses chiens, son veneur.
Bigre, j'ai envie d'aller en Russie...
A vrai dire j'avais très peur que Domenica et Dina ne me pensassent un peu jalouse de Troili...
En Russie, en Russie ! Quand donc ?
J'ai écrit une lettre à M. Bœuf de la part du Surprenant...
Il est presque minuit. La représentation du Cercle n'est pas encore finie.
Nous avons commandé les dominos. Je ne sais plus...
Pauvre Paul, il ne sait pas, il ne veut pas savoir ?
Je n'ai plus qu'un petit enrouement et une toux...
La peinture me retient ici ! J'ai ébauché une troisième étude...
J'ai très envie de fumer depuis trois jours.
Ah ! je soupire après Nice, mon appartement et de bonnes cigarettes.
Dieu, si l'affaire finissait vite, je retournerais de suite à Nice...
Voyez comme je semble près d'atteindre le sommet de mes désirs !
Dieu, qui a été si bon pour moi, Dieu me protégera.