П'ятниця, 25 грудня 1874
Le diacre écrit de Paris qu'il a vu nos meubles, voilà ses propres paroles:
J'ai été chez Duval et j'ai admiré son exposition faite exclusivement de vos meubles...
Maman a lu cela devant la famille et Lubimoff, ce pauvre possédé depuis la mort de sa femme est un peu craqué.
M'approchant d'elle je dis à demi-voix, il n'y a pas d'écrin assez beau pour un diamant, et je me mis à rire.
Il fait [Rayé: un peu] moins froid et jusqu'à quatre heures je me suis promenée en robe blanche, sans pardessus.
Furstenberg, l'homme au chapeau, est arrivé...
Hier j'ai passé une heure chez la vieille de Mouzay, la jeune m'a montré ses splendeurs toilettaires [sic]...
Je me sens mécontente, pas un cavalier c'est désolant !
Maintenant je suis fâchée d'avoir dit que d'Audiffret est joli...
A dîner je me taisais et me forgeais un conte, je revoyais le duc...
Mais si on savait combien je l'aime !!!
Est-il bien sûr que je dirais que j'aime même en étant cent fois sûre d'être adorée ?
Galula vint à la Promenade dire je ne sais quoi à propos du notaire Desforges et de papiers en règle.
— O Mademoiselle, pouvez-vous savoir ces choses-là...
Le soir j'appris que c'était la donation par laquelle je deviens propriétaire de la villa...
Sans compter que ma tante me lègue tous ses biens pour plus d'un million et demi de francs...
N'est-ce pas que je suis riche ? Riche comme demoiselle, oui; comme femme mariée, non.
Ah ! mais j'oublie le procès...
Miséricorde, Dieu tout-puissant ! J'ai beaucoup de péchés, pardonnez-les.
Faites que ce procès finisse en notre faveur et je Vous promets...
Je vous promets, je vous prie de faire tout ce qu'il me sera possible de faire pour l'empêcher...
Grand Dieu au nom de la Sainte Vierge Marie, notre Sauveur, Votre fils, daignez m'entendre et me protéger !
H[is] G[race] t[he] D[uke] o[f] H[amilton]