Четвер, 9 липня 1874
Même bal d'enfants que jeudi dernier. Le nom de la cousine du comte est Vancoslawska. Cette détestable personne était chez nous. Il y a des gens qui dégoûtent, et bien ceux-là me dégoûtent plus que je ne puis dire.
J'étais contente de retrouver Basilévitch qui me présenta M. le baron Charles Gericke de... un nom difficile, d'Herwynen, son ancien amoureux, et présent aussi.
Une petite pluie commence, nous allons à la source avec Basilévitch et Gericke. Je sors toujours au bras de ma mère.
Ce baron a des manières très étranges, Basilévitch le dit tout à fait enfant; en effet il ne lui coûte rien de prendre par la main, de toucher au chapeau, même Basilévitch dit qu'il touche les oreilles.
Cet enfant Gericke, m'a tout simplement dit que je ne devais pas porter mon large porte-bonheur, car j'ai les attaches très jolies. Il a examiné toute ma personne, ma taille, mon pied (robe toile, chapeau Massa, bien).
A la musique du soir, maman à mon bras nous passons devant les chaises, *Bébé* (Gericke) s'approche et se promène avec nous dans l'allée jusqu'à ce que nous nous sommes assises avec Dina et les exécrables Polonais
Il y a ici un monsieur grand, fort, aux cheveux bruns, au teint blanc, aux yeux noirs, porte un chapeau mou bandit, comme portait Blackprince.
J'ai dansé et valsé ce soir, avec Bébé qui danse comme Boreel et me le rappelle un peu, ce qui est laid en lui c'est qu'il a quelque chose de Kiselevsky.
Après chaque danse avec lui, le petit comte, que je déteste avec les autres Polonais, venait m'inviter. C'est un vilain jeune homme, laid, jaune, fade.
Dina m'a effrayée, nous jouions au billard: