П'ятниця, 19 червня 1874
П'ятниця, 19 червня 1874
Nous n'avons plus d'argent, c'est désolant !...
Me devoir refuser tant de choses...
Quelle misérable et piteuse position !
Il n'y a rien de plus affreux, affreux, que de manquer d'argent...
Pendant notre promenade au Bois (en landau comme presque toujours)...
Maman est énervée et aussi misérable que moi...
Sur ces entrefaites arriva Moreno...
- Une chose, vous ne devez plus engraisser.
Pour lui prouver que je ne suis pas grosse j'allai et je mis mon corsage gris...
- Mais vous avez une crinoline.
- Mais non, je n'ai rien.
- Mais quelles hanches, mais c'est incroyable, etc. etc. etc.
Il s'étonna et admira à n'en plus finir, mais je dis:
- Monsieur, comme je vous connais et vous me connaissiez toute petite, je vous permets beaucoup et je suis franche avec vous...
Cette vieille canaille regardait toujours comme je suis faite...
- Mais savez-vous, Madame, dit-il à maman, qu'on peut faire rêver le diable ou quelque chose dans ce genre...
J'ai très bien et purement parlé français.
(Mais j'oublie la fin de la journée d'hier, nous étions au Théâtre français, dans une avant-scène...
Le singe a parlé de Rémy...