П'ятниця, 20 червня 1873
# Vendredi 20 juin 1873
Hier soir à dix heures Georges est arrivé et je suis restée jusqu'à une heure et demie à parler de l'affaire. Il fera tout ce qu'il faut. Je ne puis exprimer le plaisir que me cause cette résolution.
Palajka → Палажка, Adam → Адам.
- Attends, lui dis-je et je m'asseois sur le bord du bain, les yeux fermés. J'ouvre les yeux et je vois que je suis tombée au fond du bain (vide) et Palajka me soutient d'une main et de l'autre verse de l'eau sur ma figure. D'abord je ne savais ce que cela veut dire, puis j'ai compris que je m'étais évanouie.
Quelle drôle de sensation ! Palajka était très effrayée, la bête me dit qu'elle appelait Adam, mais il n'entendit pas. Je m'imagine s'il était entré !
J'étais en déshabillé complet. Je bénis le ciel que Palajka n'a pas la voix plus forte. J'étais obligée de me coucher sur le lit de Marie pour quelques minutes. J'avais encore des vertiges.
Dans une minute je me levais toute rafraîchie et gaie; cet évanouissement m'a fait du bien.
Il fait très chaud et l'air est insupportable, c'est-à-dire: il n'y en a pas du tout. Je brûle toute la journée, j'étouffe, j'ai chaud. Vers quatre heures, il pleut un peu, cela a donné un peu d'air.
[Sur une feuille ajoutée, réclame découpée du fabricant M. Conradi à Saint-Pétersbourg, représentant le président Félix Faure.]
Georges était chez Malausséna. Il a parlé avec lui de son affaire. Enfin, tout va bien et il ne fait plus le bétard [sic].
On fait de telles farces, on crie, on se fâche pour la nouvelle villa, même maman est mécontente. Tous voudraient rester ici, (et moi aussi en confidence). Je pleure tout bonnement de quitter la promenade. Mais que faire ! Qui sait? Peut-être je serai plus heureuse là-bas. *Quoiqu'on fasse, tout est pour le mieux*. Si c'est ainsi, que la volonté de Dieu soit faite.
Après dîner nous sortîmes, au moment de sortir Mme de Mouzay et sa fille arrivèrent et nous allâmes ensemble avec elles et Georges nous promener.