Jeudi 27 janvier 1881

La ligne noire qui m’obsédait tant dans mon rêve a été tirée à la place même par le monsieur qui est venu me mettre le tableau en perspective.
En parcourant mes écritures je me demande comment je puis vivre enterrée après avoir été à Nice, en Italie, aux théâtres, à la promenade, au soleil ! Et à présent, la tombe. Les vieilles filles de l’atelier et ma bibliothèque.
L’art ! Et qu’est-ce que je serais devenue si je ne travaillais pas ? Que ferais-je de mes journées ? Ou aller ? Quand on a été deux fois par semaine chez les Gavini ça suffit. Les joueuses de baccara chez la Bailleul ou les Moreau ? Ah ! non par exemple.
On ne peut pas aller tous les soirs au théâtre. Ah ! misère.