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Jeudi, 21 novembre 1878
Breslau a peint une joue si nature et si vraie que moi femme, artiste, rivale, j’ai eu envie d’embrasser cette joue de femme... il doit en être souvent ainsi pour les choses de la vie, il ne faut pas trop s’en approcher, on se salirait les lèvres et on abîmerait l’objet.
Paul, mon désormais unique frère et colosse vient d’arriver accompagnant Nadine, la femme d’Alexandre. Elle est petite et blonde, et elle a vingt-huit ans, lui n’en a que dix-neuf, mais on les prendrait pour l’homme et la femme.
Ils ont rencontré en voyage un Russe qui les a pris pour des amoureux lorsque Nadine eût dit qu’elle voyageait avec son neveu, il alla le redemander à Paul espérant sans doute qu’ils se contrediraient.
C’est très drôle ce couple innocent.
Madame Gavini est venue nous voir.
Il faut commencer à rester chez soi le dimanche, Turquan et Filippini sont venus et nous étions sorties.
Robert-Fleury est venu ce soir à l’atelier. Cela va toujours très bien. J’ai fait « des progrès étonnants ».
Cette semaine grâce à nos Russes je ne travaillerai que le matin et le soir.