Chez Spillman ce fut un presque attendrissement. M’étant revêtue de mes habits pontificaux comme une grosse brute que je suis, je vais au Pincio, cédant à mon père la place d’honneur à côté de maman, qui cherche Antonelli de tous ces yeux lorsque, dans un groupe d’hommes, il me semble le reconnaître. Maman tient sa tête retournée, comme un damné de Dante, souriant jusqu’à ce que la personne ôte son chapeau, poussée par les messieurs qui l’entourent. Oh ! c’était absurde, c’était atroce ! J’étais si en colère que je ne sais plus qui était cet homme. Simonetti s’approcha de notre voiture, on lui montra mon père mais, tout en lui parlant, on attendait l’autre. Si c’était lui il a dû me reconnaître à cause de mes habits pontificaux ! Absurde, atroce !