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# Samedi 3 décembre 1876
Samedi 3 décembre 1876
La princesse Souvoroff est venue voir maman. Elle vient de marier sa fille et elle est toujours jeune et admirablement belle. Je lui montrai la maison et elle s’étonna que nous ne restassions pas à Nice ayant un chez-soi si agréable.
— Nous trouverons des professeurs, me dit-elle, nous trouverons tout ce que vous voulez et je vous servirai de modèle, seulement restez.
De chez nous elle alla chez le Consul. Elle veut recevoir de nouveau comme il y a huit ans.
Elle pourrait peut être.... mais c’est inutile je dois étudier sérieusement.
0 misère !
Je suis allée avec ma tante payer les notes.
Le souvenir de Rome me fait pâmer... mais je ne veux pas y retourner comme l’hiver dernier... non, non... ce serait affreux.
Essayons de Paris...
0 Rome ! Que ne puis-je la revoir ou bien mourir ici. Je retiens mon souffle et je m’étire comme si je voulais m’allonger jusqu’à Rome.
Mme Souvoroff est heureuse, elle ! On en médit comme de personne et on la salue et on la recherche plus que personne.
— Avec votre personne, vos dépenses et votre vie, vous devriez tenir Nice comme ça et au contraire... à votre place je n’y resterais pas vingt-quatre heures !
Voilà les paroles de Mouzay.
Que de soupirs !