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Lundi 23 août 1875
Je vais avec Machenka à Schwalbach à la musique de onze à douze heures. Je vois Obeziana1 et son frère. J’aime voir des faces connues.
A dîner la tête me tourne, je suis obligée de sortir, j’entre chez moi et tombe sur un fauteuil presque sans connaissance. Mais à quatre heures je suis déjà rose et jolie et vais de nouveau à Schwalbach avec maman. J’aime conduire et ces petits chevaux sont assez gentils. Là à la musique de cinq heures il y a du monde mais rien de bien.
C’est curieux, de Schlangenbad où je demeure, je ne connais que mon hôtel, les bains et la terrasse où joue la musique pour y avoir été une fois.
Mme Aleinikoff qui part demain passe la soirée chez nous.
De retour de Schwalbach je viens devant ma glace pour ôter mon chapeau mais au lieu de cela reste trois quarts d’heure à me regarder sans avoir la force de m’arracher de ma personne, tellement je suis jolie; en ce moment il me semble que personne n’a autant de charme, de grâce, de légèreté dans la figure que moi. Mes yeux mêmes sont particulièrement, non, j’allais dire un mot qu’il ne faut pas dire.
Poznámky
Written in Russian in the manuscript; French translation by the editor. ↩