Mardi 29 avril 1884

C’est après demain le Vernissage, demain à la première heure je verrai « Le Figaro » et « Le Gaulois ». Que diront-ils ? Rien ? Du bien ? Du mal.
J’en suis très émue et m’occupe en attendant à composer une réponse à Maupassant.
Ça me prend un temps énorme.
Mais je n’aurai pas pu faire autre chose tellement j’attends demain avec terreur.
Vraiment la littérature m’envahit à un point ! Disparaissez Dumas, Zola, tous. C’est moi qui arrive. J’en ai mal à la main. Et je fais une nouvelle avec mes lettres.
Mais c’est « Le Figaro » et « Le Gaulois » que j’ouvrirai en tremblant. S’ils ne disent rien c’est un désastre. Et s’ils parlent, que diront-ils.
Mon cœur s’arrête à cette pensée puis bat follement.