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Vendredi, 12 juillet 1878
Les Hohenlohe, ambassade d’Allemagne à Paris vont arriver ici. Aussi la famille du général Loris-Mélikoff créée comte après la dernière guerre. Ces derniers ne m’effraient pas. Ce sont des amis des Lisander à Wiesbaden. Je voudrais bien faire connaissance avec les deux et surtout avec les Hohenlohe... En attendant mon calme est troublé.
Il fait froid. Thilenius pour m’encourager sans doute m’a dit ce matin qu’il n’était pas du tout sûr de me guérir. Ces Allemands!
Madame Abaza petite femme brune, élégante, un peu grosse, a chanté aujourd’hui. Elle prétend être malade de la gorge et en réalité n’a que des glandes, malgré lesquelles la voix est très forte et claire. Elle est malheureuse avec son mari et sous prétexte de maladie obtient de lui de rester la plupart du temps à l’étranger. Elle est commune et grimacière. Je déteste ces deux qualités réunies.
Il est d’usage ici de se payer en arrivant une sérénade de la musique de la ville. Nous avons essuyé la nôtre aujourd’hui.
Les Russes ont voulu m’emmener promener, mais je suis restée occupée de Rosalie. Il sont gentils et aimables mais j’aime mieux peindre.