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Lundi 19 mars 1877
Hier encore nous avons reçu une invitation du Cercle philharmonique.Il fait un temps chaud et lourd. J’enlaidis, je me déteste et je crois que tout le monde me trouve laide et rebutante.
Les Fabbricatore et Mme et Mlle Hamontoff viennent nous voir.
Je m’amuse depuis deux jours à faire la cuisine. Oh ! pas à l’allemande, mais tout à fait poétiquement. Je cuis des œufs sur une lampe à alcool et hier j’ai rôti du jambon et des pommes de terre. Je ne puis plus avaler le manger de l’hôtel. Je joue aussi à la balle.
Je m’ennuie aussi.
Les trois cent mille francs donnés par Larderel se réduisent à cent mille francs. par mois.
La lettre est timbrée du 13, par conséquent mardi, partie le 12 lundi de Florence. Et Altamura ne l’a apportée que le 16 ! C’est à présent seulement que je me suis aperçue de cela en examinant l’enveloppe. J’ai répondu le 17 il recevra le 18. Cela fait qu’il aura attendu six jours pour avoir une réponse !! C’est trop pour un pareil cas. J’en suis fâchée. Cette phrase a un poids énorme parce qu’habituellement je me pique de négligence.
Le rêve extraordinaire eut lieu dans la nuit de vendredi à samedi 10 mars. Il m’écrivait le 12.
Si j’avais eu sa lettre tout de suite, je saurais la première cette nouvelle. Je ne voudrais pas exprimer par des “Bijou” ou des « Monsieur le cocher » la satisfaction que j’éprouve de cet empressement à m’avertir.
Et moi qui pensais déjà avoir répondu trop vite !
Je suis dérangée par la visite de Mme et Mlle Hotowsky, parents de Bikowsky, qui ont dîné à la table d’hôte et qui viennent le soir chez nous.
Je me suis cachée. Je déteste être prise comme ça en peignoir. Je suis fatiguée.