# Jeudi 15 février 1877

Jeudi 15 février 1877

Le cocher de Larderel n’est pas encore parti et je lui envoie à chaque instant Rosalie pour avoir des nouvelles.
Pelikan est parti hier au soir. Pauvre, bon vieillard.
Je continue à me haïr.
J’ai patiné parmi tous nos cavaliers du veglione, le prince Ruffo a un sourire irrésistiblement comique et fin. Le jeune homme suave était là, ayant perdu beaucoup de sa suavité en patinant.
Seulement il me semblait que l’on me regardait avec mépris. Personne ne me connaît. Cette imagination est atroce.
Je ne me suis jamais occupée d’un homme avec une fille, la nouveauté de la chose et cette idée que Larderel, un enfant lui-même, a un... enfant, cela m’amuse immensément.
Je suis dans une agitation très grande... je ne me repose que lorsque Rosalie vient me dire qu’elle... n’a rien appris de nouveau.
Il me semble que je serais plus heureuse si je savais que Larderel est un plobster parfait, je m’en occuperais avec plus de., plaisir car... cela vaudrait la peine de se tourmenter. Je suis toujours vexée quand l’objet est indigne.
Ne vous dissimulez rien, c’est bel et bien moi qui lui fais la cour.
Je n’ai pas un moment de calme, si j’allais aimer ? Pour savoir ce que c’est... ce serait amusant.
Dina me chicane sur cette petite fille et chaque fois que j’entends sa fille, lui son père, cela me fait l’effet le plus singulier.
Si j’étais moins à plaindre je ne parlerais pas de cet homme, car il n’est pas, je le crains, ce qu’il faudrait et puis qui me dit...
Bonsoir.