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Mardi 27 juillet 1875
Il fait chaud et nous errons du jardin à la maison comme les ombres dans l’enfer de Dante, mes chiens me suivent, le soleil brûle, tout m’agace, je ne puis rien faire. Que la chaleur rend un homme misérable.Il me manque quelque chose ou j’ai quelque chose à faire que j’oublie. Et cela me tourmente. Je ne suis pas tranquille.
Stiopa et le singe Smirnoff sont sortis, ma tante aussi, je suis seule avec Machenka, la femme de Stiopa.
Ah ! que la chaleur m’ennuie. Ah ! que je suis misérable !
Saëtone est charmant, il s’occupe de mon cuisinier et s’en occupera encore.
Savez-vous, me dit-il, à la musique, j’ai annoncé votre départ pour Paris à un de mes amis.
A qui ? dis-je sans m’émouvoir.
A M. Girofla, dit-il après m’avoir regardé en face.
Pourquoi faire ? dis-je simplement.
Parce que c’est un événement intéressant, mettre votre nom c’était donner de l’intérêt à tout le monde.
Oh !
Et puis pour remplir deux lignes de ma lettre.
Par exemple ! Mais est-ce que M. d’Audiffret est encore à Paris ?
Oui, il est à l’hôtel Splendid, il y restera encore quelques jours, encore une quinzaine de jours.
N’ai-je pas raison en le nommant Mercure ?
Cette nouvelle me réjouit et m’anime. Je désire partir à présent. Et ce n’est pas pour rien si les cartes disent vrai.
Le soir nous lisons le Cantique des Cantiques de Salomon. Quel assemblage de mots ! quelle indécence !
Et les prêtres osent dire que ce chant anacréontique a rapport à Notre-Seigneur Jésus et à l’Eglise ? fi !
C’est stupide, que de mots, quelles similitudes absurdes ! fi !