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Tuesday, 14 February 1882
We met the de Ballotes and had to go to their house this evening.Mardi 14 février 1882 On a rencontré les de Ballote et il a fallu aller ce soir chez eux.
They make amateur music, and as Jeanne patronises and loves artists there were three or four from the Italian opera. The young woman is gentle, kind, gracious, warm-hearted, artistic, charitable... I always wonder where her vice is, to counterbalance all these qualities. You know she is separated from her husband, the Baron de Wykerslooth, son of the Princesse de la Trémoille. There have been dreadful scenes; both mothers-in-law are accused of having ruined everything. The Baron complained of the Baroness’s excessive simplicity — she did not dress properly and seemed to be the servant of her own servants. And then other things... I cannot say exactly. She has two children whom she does not love. When the case was pleaded, the Baronne de Vayce testified against her own brother. But I believe I have told you all this already. Ah, how we who have read Balzac and read Zola — what pleasures of observation we have! I gave myself over to it entirely, all the more as there was no one there who could interest me even as a flirtation. People I have known by sight for ten years came to speak to me; there were some with whom I had never been acquainted, but who had known me as a child, after all... And this music going on and on, one air succeeding another... and Jeanne singing the prison aria from Il Trovatore, that music so passionate, with her pretty parrot face that could belong to a beatified nun, her large hands in white glazed kid gloves — dirty — and her fat thumbs beating the air like a trained rabbit at the dramatic passages or the high notes... Barnola was there; he had paid us a visit during the day. His... aunt has died and he has bought himself a villa... But how far we are from Paris — he had shirt studs alternating square and round, large enough for one to make out landscapes on them, the church of Saint Mark’s in Venice, and so forth... And the Mertenses... the Baroness always elegant and always beautiful despite her perhaps forty years...
On fait de la musique d’amateurs et comme Jeanne protège et aime les artistes il y en avait trois ou quatre de l’opéra Italien. La jeune femme est douce, bonne, gracieuse, pleine de cœur, artiste, charitable... Enfin je me demande toujours où est son vice pour contrebalancer toutes les qualités qu’elle a. Vous savez qu’elle est séparée de son mari, le baron de Wykerslooth, fils de la princesse de la Tremoille. Il y a eu des scènes affreuses, on accuse les deux belles-mères d’avoir tout brouillé. Le baron se plaignait de la trop grande simplicité de la baronne qui ne s’habillait pas convenablement et paraissait être la servante de ses domestiques. Et puis des choses... Je ne sais au juste, elle a deux enfants qu’elle n’aime pas. Lorsqu’on a plaidé la baronne de Vayce a déposé contre son propre frère. Mais je crois vous avoir raconté tout cela. Ah ! que nous autres qui avons lu Balzac et qui lisons Zola, que nous avons des jouissances d’observation ! Je m’y livrais absolument d’autant plus qu’il n’y avait là personne qui pût m’intéresser même comme flirt. Des gens que je connais de vue depuis dix ans sont venus me parler, il y en avait même avec qui je n’avais jamais fait connaissance, mais m’ayant vue petite, du reste... Et cette musique qui allait son train, les airs succédant aux airs... et Jeanne qui a chanté l’air de la prison du « Trovatore », cette musique si passionnée avec sa figure de joli perroquet qui ressemblerait à une béate religieuse, ses grandes mains dans des gants blancs en chevreau glacé sales et ses gros pouces battant dans l’air comme chez un lapin savant dans les endroits dramatiques ou les notes aigües... Barnola était là, il nous avait fait une visite dans la journée. Sa... tante est morte et il s’est acheté une villa... Mais que nous sommes loin de Paris, il avait des boutons de chemise carrés et ronds alternés d’une dimension suffisante pour qu’on y distingue des paysages, l’église de Saint Marc à Venise etc... Et les Mertens..., la baronne toujours élégante et toujours belle malgré ses quarante ans peut-être...