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Thursday, 10 February 1881
Jeudi 10 février 1881
Here is a letter from Nadine and one from Maman [missing] — which my editors will be kind enough to translate. Here is my reply to Maman:
Voici une lettre de Nadine et une de maman [manque] que mes éditeurs auront la bonté de traduire. Voici ma réponse à maman:
Copied letter · Lettre de Marie à sa mère (copie de sa réponse), 10 février 1881Being the voluntary or involuntary cause of all my sorrows — for it is your fault that I have spent, and still spend, my youth shut up, seeing no one but Mouzays or old Gavinis or other species of that kind.- Etant la cause volontaire ou involontaire de tous mes chagrins car c’est votre faute si j’ai passé et passe encore ma jeunesse enfermée sans voir personne que des Mouzay ou des vieux Gavini ou autres espèces de ce genre.Being thus the cause of my moral death, you ought at least not to inflict on me the bore of my physical one.Donc étant la cause de ma mort morale vous devriez au moins ne pas m’infliger la scie de ma mort physique.Unfortunately I am very well and no doubt have long yet to drag on between the old maids of the atelier and my aunt and Mlle Oelsnitz.Malheureusement je me porte très bien et sans doute ai encore pour longtemps à trainer entre les vieilles filles de l’atelier et ma tante et Mlle Oelsnitz.Instead of responding to the rumour of my imaginary illness with wild grimaces, you ought to think of serious things — above all, to think that I have quite enough vexations on earth without having added to them the vexation of being told I am dying, and other stupidities that enrage me. You are absolutely determined then that something be invented? Perhaps it already has been, by apprentice veterinarians like that savage Trebinsky. Before, the pretext for dramas was Georges; now it is me.Au lieu de répondre par de folles grimaces le bruit de ma maladie imaginaire vous devriez penser aux choses sérieuses, penser surtout que j’ai assez d’embêtements sur la terre sans qu’on y ajoute encore celui de me dire mourante et autres stupidités qui m’enragent. Vous voulez donc absolument qu’on invente quelque chose ? C’est peut-être déjà fait par des apprentis-vétérinaires comme le sauvage Trebinsky. Avant, le prétexte à drames était Georges, à présent c’est moi.Instead of speaking to me of your love, remember that you and your Georges have morally murdered me. I have had enough of these tragedies.Au lieu de me parler de votre amour, rappelez-vous que vous m’avez moralement assassinée vous et votre Georges. J’ai assez de ces tragédies.I repeat: I am well, and I am sorry for it. But since I am not dying of illness, I shall find something else when I have finally lost all hope of escaping the atrocious and abominable life you impose on me.Je vous répète que je me porte bien et que j’en suis désolée. Mais puisque je ne meurs pas de maladie je trouverai bien autre chose quand j’aurai définitivement perdu l’espoir de me tirer de l’atroce et abominable vie que vous me faites.Marie.Marie.
There is nothing to be proud of. This letter in reply to Maman’s is very harsh — but it expresses exactly the feelings that all these people and all these events provoke in me.
Il n’y a pas de quoi être fière. Cette lettre en réponse à celle de maman est très dure mais elle exprime exactement les sentiments que provoquent chez moi tous ces gens et tous ces évènements.