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Friday, 11 October 1878
Vendredi, 11 octobre 1878
Maman lost consciousness while trying on a dress. Her health is deteriorating little by little — but continuously. She worries me.
Maman est tombée sans connaissance en essayant une robe. Sa santé s’altère peu à peu mais continuellement. Elle m’inquiète.
I am writing a letter of condolence to Marcuard, and another... letter to my — alas! — only brother.
J’écris une lettre de condoléances à Marcuard et une autre... lettre à mon hélas ! unique frère.
Copied letter · Lettre de Marie à son frère Paul, 11 octobre 1878Dear Paul,Cher Paul,I truly do not know why you imagine you owe your mother only a little affection in your spare moments. Affection for the authors of our being is a sentiment natural to all animals — dogs, cats, hyenas, etc. What we, as human beings, owe them additionally is deference. I do not meddle in your acquaintances; I assume they are respectable. But what I do have the right to call to account is your improper, ill-bred, and coarse conduct toward your mother.Je ne sais vraiment pourquoi vous vous imaginez que vous ne devez à votre mère qu’un peu d’affection dans vos moments perdus. L’affection pour les auteurs de nos jours est un sentiment naturel à tous les animaux, chiens, chats, hyènes, etc. etc. Ce que, nous autres hommes, nous leur devons en plus c’est la déférence. Je ne me mêle pas de vos relations, je suppose qu’elles sont convenables, mais ce que j’ai le droit de contrôler c’est votre conduite inconvenante, mal élevée et grossière envers votre mère.There are people who think that because it is Maman she counts for nothing, and that one does notevenowe her the common politeness one shows a stranger.Il y a des gens qui pensent que parce que c’est maman ce n’est rien et qu’on ne lui doitmêmepas la vulgaire politesse qu’on a pour une personne étrangère.Why do you fear to vex your father and yet have no concern about offending your mother, who has had you on her hands for fourteen years?... Because your daily comfort does not depend on her; because your father would say coarse and unkind things to you; and because your mother will say nothing — she being in Paris and you in Poltava? In truth, if those are the only pressures your mind and heart submit to, I pity you. For a whim you neglect appeals that would have brought another running — too happy to find that his mother loves him and wishes to see him.Pourquoi craignez-vous de contrarier votre père et n’avez-vous aucun souci d’offenser votre mère qui vous a eu pendant quatorze ans sur les bras... Parce que votre repos de chaque jour ne dépend pas d’elle, parce que votre père, vous dirait des grossièretés et des méchancetés et parce que votre mère ne vous dira rien, elle étant à Paris et vous à Poltava ? En vérité si ce ne sont que des pressions de ce genre que subissent votre esprit et votre cœur je vous plains. Pour un caprice vous négligez des appels qui auraient fait accourir un autre trop heureux de voir que sa mère l’aime et désire le voir.Suppose this occurred between mere acquaintances, and I assure you that even then the gentleman who acted as you do would be considered quite ungracious. Now, if what I have just said does not touch you, it is because you are truly cowardly by nature, and these sentiments are not made for you. Good day.Supposons que cela se fasse entre simples connaissances et je vous assure que même alors le monsieur qui agirait comme vous serait peu aimable. Maintenant si ce que je viens de vous dire ne vous touche pas, c’est que bien vraiment vous êtes lâche de nature et ces sentiments ne sont pas faits pour vous. Bonjour.That is the official letter; now know that Maman is very ill, and that this evening she fell on the carpet senseless, and is now confined to bed. (I forbid you to show this letter, for I will not have some wretch daring to make jokes about the fainting spells.) Neither our joys nor our sorrows are written to you to be profaned, blighted, soiled by hateful, stupid, and cowardly words. But let us say no more of these horrors.Voilà la lettre officielle, à présent sachez que maman est très malade et que ce soir elle est tombée sur le tapis sans connaissance et garde le lit. (Je vous défends de montrer cette lettre car je ne veux pas que quelque misérable ose faire de l’esprit sur les évanouissements). Ni nos joies ni nos chagrins ne vous sont écrits pour être profanés, flétris, salis par des paroles haineuses, bêtes et lâches.. Mais laissons là ces horreurs.I earnestly counsel you to come. If you wish to give Maman pleasure. We do not know whether we shall keep her long, and if she were to die I am sure you would be deeply sorry (cretinised as you are) at not having done what she desires.Je vous conseille de venir sérieusement. Si vous tenez à faire plaisir à maman. Nous ne savons pas si nous la conserverons longtemps et si elle venait à mourir je suis sûre que vous seriez désolé (tout crétinisé que vous soyez) de n’avoir pas fait ce qu’elle désire.MarieMarie