Thursday, 14 August 1873
Des le matin, on emballe. J'ai fait mon sac, et le reste ne me concerne point. Mais voila un desagrement, je suis malade aujourd'hui, generalement trois ou quatre heures pendant cette desagreable visite, je suis malade, quelquefois tres. Quand nous descendimes dejeuner, je n'ai pu rien manger et dans quelques minutes je remonte, je me deshabille, et me couche. Je suis tres indisposee. Ma tante est dans une frayeur terrible. Elle me suit en haut:
— C'est le cholera !
Je lui dis ce que j'ai, mais rien ne peut la rassurer. Comme elle m'aime ! J'ai had un short nap et deux heures au lit. Puis, je suis tres bien. Je m'habille, et nous allons tout droit manger chez Provencaux. J'ai obtenu une bisque de ma tante. Apres diner a l'Exposition. Vers six heures et demie nous sortimes, mais il pleut a verse. J'ai pris un parapluie chez un commercant et bien ou mal nous reached l'allee couverte, ou nous attendimes une demi-heure la voiture; au cirque de Renz. Nous arrivames trop tot, je commencais a regretter d'etre allee; mais je fus recompensee. Les chevaux sont nombreux et beaux. Les hommes montent tres bien, les femmes ne valent rien. Il y avait une pantomime, Cendrillon. On y fait paraitre beaucoup de personnages historiques (a la fete) Bismarck, Moltke, Napoleon 1er, Thiers, Mac-Mahon, le shah est admirable. Et ils ont ose de faire venir Alexandre, je suis indignee, ca n'est pas pour M. Romanoff, mais pour la Russie. On n'a pas ose representer Victoria, Guillaume, Victor-Emmanuel. On a place le Russe entre le shah et l'empereur chinois. Dans une carriole trainee par une rosse, et une caricature de cocher. Tout cela est represente par des enfants, Moltke a quatre ans, John Bull cinq ans peut-etre. A la fin des lions, un negre entrait dans leur cage. Dina avait peur. La moitie des femmes s'en allerent. Cela m'a beaucoup amusee. La Saxe, pas loin de nous. Elle est tres bien en profil, mais de face elle a une figure flasque. Elle se grise. J'aime ce genre de figure, beaucoup. Ce nez ecrase au bout me plait.
A la maison, nous primes du the; j'ai resolu de suivre le cours du lycee a Nice, j'aurai neuf heures et demie par jour tout compris. Je veux travailler comme un boeuf. Je ne veux pas etre inferieure a mon mari et a mes enfants. La femme doit recevoir la meme education que l'homme !!! Je veux travailler avec l'aide de Dieu.
On apporta les robes de chez Spitzer. Dina's, very, very pretty and quite ladylike. My own's quite ugly, not at all like the model. I wonder what dress shall I find at Paris. If Dina had not this dress. I would have the same, made for me. But I dont't like to wear a livery.
I never throught so much of him as now.
[Dans la marge: A cause de mon indisposition nous partons samedi; demain vendredi mauvais jour.]