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Sobota 16. července 1881 – 4. července
Lihopoy šlohl rozdělanou punčochu z cukrárny, kam jsme včera zašli, protože jsme s Dinou pár oček upletly. Pak se vrhl na zmrzlinu, kterou jsem ochutnala. Nevím, jestli je to tím, co mi řekli... ale zdá se mi, že na mě hledí nějak neobvyklýma očima a že vypadá celý ohromený a smutný. A přitom hodně rozpráví s Dinou; mě trochu zabírá rodinaSamedi 16 juillet 1881 - 4 juillet Lihopoy a chipé le bas commencé de la chocolatière où nous sommes entrés hier parce que Dina et moi y avons fait quelques mailles. Puis il s’est jeté sur une glace à laquelle j’avais goûté. Je ne sais si c’est ce qu’on m’a dit... mais il me semble qu’il me regarde avec des yeux pas ordinaires et qu’il a l’air tout abasourdi et triste. Pourtant il cause beaucoup avec Dina; je suis un peu accaparée par ma famille et ne peut savoir ce qu’ils se disent n’ayant surtout pas le désir de les déranger, vous pensez bien... C’est égal, je crois qu’il en tient plutôt pour moi. Et le plaisir que ces choses-là me font n’est pas assez grand pour que je n’en sois pas fâchée. Les ... tendresses racontées par Nini me font peut-être voir mal mais je crois reconnaître des symptômes infaillibles dans ce très excellent garçon qui ferait mille fois mieux d’être amoureux de Dina et de l’épouser. Ce matin vers dix [heures] nous avons quitté Karkoff. Les Sperandio, Lihopoy, Micha viennent à la gare. Mme Gorpintchenko (Elena Pavlovna) est arrivée hier, nous avons passé la soirée ensemble et ce matin est arrivé le gros Pacha, mon ancien amoureux. Les uns veulent que nous restions un jour, les autres que tout le monde aille jusqu’à Sourny où nous sommes à l’heure qu’il est. Pacha a engraissé mais c’est toujours le même être farouche et pas effrayant du tout. Un rêveur prosaïque, des dehors abrupts et tout cela à froid et très bourgeoisement. On ne se voit pas bien longtemps, à la gare seulement où nous trouvons Alexandre arrivant de Poltava, qui a promis d’aller à Sourny pour le procès. Enfin nous y sommes après avoir laissé le reste de la famille à Karkoff, papa, maman, Dina, Alexandre et moi. Les autres sont restés là-bas, on s’est quitté à la va sans dire avec des regrets, des souhaits, des baisers.
Jde tedy o to Sourny, které není gubernské sídlo jako Poltava — ale Poltava je nejšpinavější a nejzpustlejší ze všech měst, člověk v něm vskutku ztrácí o Rusko chuť. Sourny je jen újezdní město, ale je čisté, upravené, bohaté; samé školy, zkrátka prosperita všude. Ale jde o náš proces1. Má diplomacie spočívá v tom, že potřebnému člověku nabídnu deset nebo patnáct tisíc rublů.
Il s’agit donc de ce Sourny qui n’est pas un chef-lieu comme Poltava mais Poltava est la plus sâle et la plus abandonnée des villes, on y est véritablement découragé de la Russie. Sourny n’est qu’une ville de district mais c’est propre, soigné, riche; plein d’écoles, enfin on respire la prospérité partout. Mais c’est de notre procès qu’il s’agit. Ma diplomatie consiste à offrir dix ou quinze mille roubles au bonhomme nécessaire.
A tím spíš, že jde jen o jednu věc: zkrátit ty pekelné a nekonečné formality ruského soudního řízení, které je vskutku nejpomalejší, nejhloupější a nejúskočnější na světě. Proces je v tuto chvíli vyhrán, zbývá jen splnit pár formalit, které mohou trvat dva roky stejně jako tři týdny. Má rodina věří, že nám to zařídí zadarmo, a čím víc předstírá strach z poctivosti toho člověka, který je opilec, chudák a podvodník... I kdyby byl poctivý! Vždyť nejde o bezpráví, jde o zkrácení něčeho nesmírného. Pomyslete na mě, jestli to potrvá ještě dva roky! Alexandre k tomu neříká ani ano, ani ne, podle mě má ale zájem na tom, aby to skončilo, neboť je „pod žalobou“, což způsobilo, že mu zrušili poslední volbu. Musím vám říci, že být pod žalobou není vůbec nic hanebného, dostanou vás tam s krajní lehkostí, dostali tam mámu v aféře Soulima (bratři Babaninovi, kteří vyťali Soulimovi políček), protože máma byla v domě, kde se to stalo. A povím vám víc, chtěli zapsat i Dinu a Paula, Domenica šli ztropit scénu u prokurátora, který se na to podíval blíž a zjistil, že v době, kdy se to stalo, bylo Dině pět let. Co se týče Paula, šel za ním kvůli mámě a ten pán mu vyhrožoval, že ho dá pod žalobu, Paul mu odpověděl, že si nic lepšího nepřeje, aby každý věděl, jaký je on, ten pán, muž: „Zapište mě, pane, byl jsem u kojné“ – a protože to byla pravda... Zkrátka nemám dost času ani dost nadání, abych vylíčila ty administrativní krásy.
D’autant plus qu’il ne s’agit que d’une chose, c’est d’abréger les infernales et infinies formalités de la procédure russe qui est bien la plus lente, la plus bête, la plus chicanière du monde. Le procès est gagné à l’heure qu’il est, il ne reste qu’à remplir quelques formalités qui peuvent aussi bien durer deux ans que trois semaines. Ma famille croit qu’on lui arrangera cela à l’œil, et plus on fait semblant de redouter la probité du bonhomme qui est ivrogne, pauvre et véreux... Quand même il serait probe ! Puisqu’il ne s’agit pas d’iniquités, il s’agit d’abréger ce qui est énorme. Pensez à moi si cela dure encore deux ans ! Alexandre en dit ni oui ni non, à mon idée, il a pourtant intérêt à ce que cela soit fini car il est « sous jugement » ce qui a fait casser sa dernière élection. Il faut vous dire qu’être sous jugement n’est pas vilain du tout, on vous y met avec une facilité extrême, on y a mis maman dans l’affaire Soulima (les frères Babanine qui ont giflé Soulima) parce que maman était dans la maison où cela s’est passé. Et je vous dirai plus on voulait inscrire également Dina et Paul, [Mots noircis: Domenica sont) allés faire une scène chez le procureur qui en examinant de plus a vu qu’à l’époque ou cela s’est passé Dina avait cinq ans. Quand à Paul il est allé le trouver pour maman et ce monsieur l’a menacé de le mettre sous jugement, Paul lui a répondu qu’il ne demandait pas mieux pour que chacun sache quel est l’homme qu’il est lui le monsieur - Inscrivez-moi monsieur, j’étais en nourrice - et comme c’était vrai... Enfin je n’ai ni assez de temps ni assez de talent pour raconter les beautés administratives.
Jen žasněte! Pan Romanoff odkazuje deset tisíc univerzitě. To je platné. Zároveň dává své jmění své ženě a říká se o něm, že je blázen.
Seulement admirez ! M. Romanoff lègue dix mille à l’Univer-sité. C’est valable. En même temps il donne sa fortune à sa femme et on le dit fou.
Je to úžasné. Myslím, že jsem poctivá, a přece v té věci nemám žádné výčitky. Považuji za spravedlivé, abychom to jmění měli my.
C’est prodigieux. Je crois que j’ai de la probité, eh bien je n’ai aucun scrupule dans cette affaire. Je touve qu’il est juste que nous ayons cette fortune.
Romanoff se se svou sestrou hádá už dvacet let, ožení se a kupní smlouvou dá vše své ženě, která ho až do posledního okamžiku ošetřuje s naprostou oddaností. Ale to se stává každý den, jen bez té oddanosti.
Romanoff est en querelle avec sa sœur depuis vingt ans, il se marie et par un acte de vente donne tout à sa femme qui le soigne jusqu’au dernier moment avec un dévouement absolu. Mais ça arrive tous les jours moins le dévouement.
Vezměme to v nejhorším, dejme tomu, že měl mozek velmi zesláblý a že toho někdo využil, aby ho dal podepsat listinu, která bránila jeho sestře dědit. Jeho sestře, kterou nenáviděl a která byla dvakrát bohatší než on.
Mettons les choses au pire, mettons qu’il ait eu le cerveau très affaibli, et qu’on ait profité de cela pour lui faire signer un acte qui empêchait sa sœur d’hériter. Sa sœur qu’il détestait et qui était deux fois plus riche que lui.
Buď jak buď, byla chvíle, kdy protistrana vyvinula takovou činnost a utratila tolik peněz, že jsme se hrozně třásli.
C’est égal, il y a eu un moment où la partie adverse a déployé une activité telle et dépensé tant d’argent que nous avons tremblé terriblement.
Podplatili ministra a předvedli ohromné množství svědků. Byl to Alexandre, kdo zápasil, kdo bojoval, a teď jsou nenávisti utišeny, sestra je mrtvá a její muž, ironií osudu, je v takovém duševním ochabnutí, že se ničí kvůli jakési porodní bábě a že ho po rozhodnutí šlechty dají pod opatrovnictví.
Ils avaient acheté le ministre et produit une quantité énorme de témoins. C’est Alexandre qui a lutté, qui a combattu et maintenant les haines sont calmées, la sœur est morte et son mari, ironie du sort, est dans un affaiblissement cérébral tel qu’il se ruine pour une sage-femme et qu’on va le mettre en tutelle après décision de la noblesse.
Zkrátka prý je to vyhráno, a když si tu věc prohlédne zblízka, ptá se člověk, jak mohla tak vágní a tak absurdní obvinění působit utrpení deset let!
Enfin c’est gagné dit-on, on se demande en examinant l’affaire de près comment des accusations aussi vagues et aussi absurdes ont pu faire souffrir pendant dix ans !
Zkrátka jak to je, může to trvat dva roky nebo skončit za měsíc. Je třeba podmáznout2. Patnáct tisíc rublů je pro toho člověka ohromná suma a nepatrná vzhledem k důležitosti služby, kterou nám to prokáže. Divím se, že Alexandra to nenapadlo už dávno a že to neschvaluje... Ale má k penězům takovou vášeň!... Ty jiskry, které jsem mu viděla v očích, když jsem mluvila o neodolatelné přitažlivosti patnácti tisíc v bankovkách ještě teplých, podaných z ruky do ruky... Ty jiskry mluví výmluvně o jeho vášni i o správnosti mé úvahy.
Enfin tel quel ça peut durer deux ans ou finir en un mois. Il faut éclairer. Quinze mille roubles est une somme énorme pour le personnage et minime pour l’importance du service que cela nous rend. Je m’étonne qu’Alexandre n’ai pas trouvé cela depuis longtemps et qu’il ne l’approuve pas... Mais il a une telle passion pour l’argent !... Les lueurs que j’ai vu dans ses yeux pendant que je parlais de l’attrait irrésistible de quinze mille en billets de banque tout chauds donnés de la main à la main... Ces lueurs en disent long et sur sa passion et sur la justesse de mon raisonnement.
Poznámky
Soudní pře o pozůstalost pana Romanoffa, který svůj majetek odkázal manželce; jeho dědicové dar napadli s tvrzením, že byl šílený (Marie příběh vypráví dále v tomto zápisu). ↩
„Il faut éclairer“: doslova „je třeba osvětlit cestu“; zde: zaplatit úplatek. ↩