Středa 27. října 1880
Berthe včera u nás večeřela. Starší sestra ji prý otravuje. Ostatně vždycky má co vyprávět. Nechodím k ní a zvu ji jen chladně: brzy na shledanou, že? Nikdy víc. Ona se s tím spokojí. Nikdy jsme nebyly důvěrné přítelkyně, ale znát se deset let a nechovat jedna k druhé tělesný odpor — to vytváří jakési přátelství, které jím není. Ostatně jsem neutrální: přijde-li, dobře; nepřijde-li, také dobře.# Mercredi 27 octobre 1880
Ce soir Gavini nous mène au Français, loge Casa Riera qui est une baignoire tendue de damas rouge. J'y aurais été très bien si j'entendais mieux... Le père Géry était avec nous. Gabriel a été changé de Rome à Berlin, en somme il est possible qu'il restera un an au ministère. Gambetta était dans une loge pareille à la nôtre, en face de nous, avec Arnaud et un autre. Venu pour voir jouer son ami Coquelin le rôle de Molière dans "L'impromptu de Versailles". Vous savez, il y a quelques jours on a célébré le bicentenaire de la Comédie et on a joué "L'impromptu" et "Le bourgeois gentilhomme" avec les musiques du temps etc.
Cet "Impromptu"... une actualité d'il y a deux siècles. Il faut renoncer à toute idée de connaître Gambetta et de faire son portrait, entouré qu'il [est] de Hecht et d'Arnaud... et puis, et puis mes oreilles sont mon unique préoccupation... Je [suis] bien éprouvée je vous assure... Et quelle horrible chose !
Ce qui est surprenant c'est que je m'occupais d'Audiffret en 1873 déjà à quatorze ans, après Boreel et Hamilton. Je trouve cela en feuilletant les anciens cahiers. Ce que c'est ridicule et surtout inepte, il faut vraiment que je sois bien au-dessus de ce que j'étais pour ne pas brûler ces pages, si je ne l'étais qu'un peu, je brûlerais tout avec fureur.