Deník Marie Bashkirtseff

Lundi 12 mai 1873

Včera večer, když jsem si lehla, Markevičová si přišla sednout ke mně na postel

Hier soir, m'étant couchée, Markevitch est venue s'asseoir sur mon lit et nous avons beaucoup ri, et dit des bêtises. Je lui racontais mes fantaisies, les salons que j'ai inventés, les toilettes et la maison que je voudrais avoir. *Elle* est vraiment belle cette maison et quels salons ! Je crois que dans le monde

by se nenašlo tolik fantazie. Jsou také bohaté, ale bohatstvím se jim mohou vyrovnat, fantazií, originalitou, grácií ne. Ona má také hodně fantazie a vkusu.

entier on ne trouverait autant de fantaisie. Ils sont aussi riches, mais de richesse ils peuvent être égalés, de fantaisie, d'originalité, de grâce, non. *Elle* a aussi beaucoup de fantaisie et de goût.

Má ložnice, mušle z bílého saténu, lampy jako perly. Je to pohádkové! A přesto bych to vše nechtěla s někým, koho nemiluji. Chtěla bych to s vévodou z Hamiltonu, neboť ho miluji. Miluji ho k zalknutí, a ostatně

Ma chambre à coucher, *un*e coquille en satin blanc, les lampes commes les perles. C'est féérique ! Et encore je ne voudrais pas de tout cela avec un que je n'aime pas. Je le voudrais avec le duc de Hamilton, car je l'aime. Je l'aime tant que je ne puis, et d'ailleurs il n'y a pas de paroles pour l'exprimer, je ne pourrais le lui dire, je ne saurais comment.

Na promenádu (fialové šaty, špatně), zkoušely jsme šedé šaty. Věřím, že brzy pojedu do Vídně. Bůh dej!

A la promenade (robe violette, pas bien), nous avons essayé les robes grises. Je crois que j'irai bientôt à Vienne. Dieu donne !