Deník Marie Bashkirtseff

Samedi 15 mars 1873

Hezky. Na promenádě dost lidí (modré šaty), v kočáře, pak pěšky zpátky. Dnes dopolední představení v kroužku Masséna. Projely jsme dvakrát Nádražní třídou, Boreel vešel na chvíli do kroužku Masséna, pak jsme ho potkaly na třídě, ne naproti. Nepodívala jsem se na něj. Pak odbočil téměř okamžitě, jak nás spatřil. Bylo to trochu nápadné, ale my jsme odbočily tak, že mě nemohl vidět zepředu, nikdo z nás se na něj nepodíval, tvářili jsme se dokonce, jako bychom se odvraceli. To ho nesmírně udivilo a když se trochu vzdálil, otočil se celým tělem, aby se na nás podíval, málem se s kočárem vyboural, jak se otáčel a díval.

Beau temps. Assez de monde à la promenade (robe bleue) en voiture puis à pied pour rentrer. Aujourd'hui une matinée au cercle Masséna. Nous passâmes deux fois l'avenue de la Gare, Boreel est entré au cercle Masséna pour quelques minutes puis nous le rencontrâmes à l'avenue pas en face. Je ne l'ai pas regardé. Puis il tourna presque aussitôt qu'il nous vit. C'était un peu voyant, mais nous tournâmes encore de manière qu'il ne pût me voir en face, personne de nous ne l'a regardé, on eut même l'air de s'en détourner, ça l'a grandement étonné, et quand il s'éloigna un peu, il se tourna de tout son corps pour nous regarder, il manqua de casser sa voiture, il s'est tourné tant, et a tant regardé. C'est une bonne méthode, je ne le regarderai plus du tout parce que je ne me prive pas de beaucoup et lui ça le piquera !

Ach! pozvolna uspěji! Je pořád v Monaku, ale to mi nevadí.

Oh ! peu à peu je réussirai ! Il est encore à Monaco mais ça ne me fait rien.