Pátek 14. března 1873
Vendredi 14 mars 1873
Beau temps mais venteux.
Dans la salle d'étude le matin, j'entends un bruit de voiture par la rue de France, je regarde et je vois la voiture du duc de Hamilton à quatre chevaux allant vers Gioia. Oh I mon Dieu serait-il revenu ? Seigneur par pitié aidez-moi ! Oh * s'il est là ici elle aussi est ici. Oh ! mon Dieu je ne puis qu'implorer votre aide ! J'en suis toute tremblante, de voir sa voiture. S'il est ici il prendra part au Tir aux pigeons en avril à Monaco. J'irai absolument... si Dieu veut.
A la promenade (robe noire, vêtement vigogne) pas beaucoup de monde. J'ai vu Mme Paskevitch, j'étais si contente de la voir, ça n'est pas pour elle, si, un peu; mais surtout parce que tout ce monde me rappelle Bade, là je pouvais voir le duc, il restait presque toujours à la promenade, alors si je l'aimais I mais non ça ne servirait à rien parce que j'étais une enfant, mais si je pouvais être maintenant un été à Bade !
[En travers: Et maintenant j'ai quatorze ans.]
Mon Dieu quand je pense que grand-papa a fait connaissance du duc dans un magasin, ils ont parlé, si je pouvais prévoir ce qui arrive j'aurais continué cette connaissance; je lui aurais parlé moi-même, je serais toujours sous un prétexte quelconque avec papa. Maintenant il me saluerait !
Ah ! mais pourquoi rêver à des choses passées et qui ne peuvent plus revenir ! J'étais aussi contente de voir Mme Paskevitch que M. No*le*y que nous rencontrâmes mercredi, nous fîmes arrêter la voiture et nous lui parlâmes. J'ai oublié de dire ceci dans "mercredi". Mais que je voudrais le voir. Demain à trois heures partent Sophie et Emile et peut-être nous les reconduirons à Monaco. Oh ! s'il est là ! le duc, car je ne parle plus de l'autre en de si hauts termes.
Maman garde toujours le lit.