Субота, 11 липня 1874
Ce serait le bonheur d'avoir un saint-bernard je le nomme Notlimah.
Basilévitch était à la gare avec Gericke et son mari pour rencontrer le comte de Tanlay, qui est quelque chose auprès de Mac-Mahon.
Avant le bal il se passe une scène très désagréable, mon frère me mit à bout en ne me donnant pas un livre, je voulus le punir avec une chaise, maman s'effraya et eut une attaque de nerfs.
- Je ne connais pas monsieur..., dis-je doucement et avec hésitation.
- Je suis M. van Halsen (ou quelque chose de ressemblant).
- Je suis trop fatiguée, Monsieur, dis-je avec un sourire candide.
A-t-on jamais vu une hardiesse pareille !
Je prends le bras de maman et nous nous plaçons sur un canapé à gauche. Derrière nous est le fameux beau jeune homme. Je liai conversation avec Mme Davignon, pour qu'il m'entende.
On nous a présenté celui qui osa m'inviter. C'est un affreux Hollandais. Et après le beau jeune homme, l'immense jeune homme. J'aime en lui son immensité. Mais il a de vilains yeux, des manières communes et pas de genre du tout.
Maman me le présente, je m'attendais à entendre un nom comme Esterhazy, et j'entends: "M. Paparigopoulos". Mais c'est indigne, un papa, rigo, poulos, il est grec !
Il n'est pas beau, il a des yeux effarouchés et petits, de plus est embarrassé. Non, vous n'êtes plus fauvette, non, non, non, ne portez plus ce nom.
C'est dommage, j'espérais qu'il serait un quelqu'un.
Gericke est le plus gentil d'ici, il est resté près de moi pendant tout un lancier, ne sait pas parler. Il dit si gentillement *Douchenka* que je suis amoureuse de ce mot.
Où donc ai-je trouvé de pareilles conclusions ?
Il me fait rire pour voir ma fossette et il avança son doigt pour la montrer, alors je tapai sur sa main avec l'éventail.
On ne m'a pas laissée tranquille une seconde; on prétend que je valse admirablement, on m'a comparée à une tête grecque à cause de mon bandeau d'or, on m'a tant dit, et si j'étais plus bête on me tournerait la tête.
Paparigo etc. est comme il faut.
Nous descendons au café prendre des glaces et Gericke disparaît avec Paul. Ils mangeront leur chagrin ensemble, de Tanlay triomphe, Basilévitch est en blanc, et fait des yeux mourants.
De Tanlay nous accompagne puisqu'il accompagne Basilévitch.
Plus je vois les hommes, plus j'aime... le duc de Hamilton.