Mercredi 13 décembre 1882

L’architecte Bastien qui s’est vanté l’autre soir de m’apprendre la perspective vient donner une leçon, Bojidar assiste. Mais je saisis ces choses-là avec une peine extraordinaire, c’est comme pour les mathématiques qui m’abrutissaient et me faisaient pleurer, car je voulais m’y contraindre. Tout le monde dîne ensembe et maman et moi allons à l’Opéra avec les Gavini tandis que les autres vont au Gymnase.
A l’Opéra grande loge, grandes toilettes, maman a tous ses diamants. Et moi toute chaude de lectures de Balzac je cherchais les marquises d’Espard, les Rubempré et les Rastignac, et sans aller bien loin, le comte Plater et le comte de Solms assis derrière moi semblaient de proches parents de Lucien Chardon.
Immortel génie.

Poznámky

The Gymnase: the Théâtre du Gymnase-Dramatique on the boulevard Bonne-Nouvelle, one of the most fashionable Parisian theatres for lighter comedy and drama. ↩
The Marquise d'Espard, Lucien de Rubempré and Eugène de Rastignac: characters of Balzac's Comédie humaine. ↩
Lucien Chardon (alias Lucien de Rubempré): the protagonist of Illusions perdues (1837–43) and Splendeurs et misères des courtisanes (1838–47), the handsome but weak provincial who is consumed by Parisian ambition. ↩