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Mercredi 30 novembre 1881
Julian est venu hier au soir, il me croit bien malade, je l’ai bien vu à sa gaieté un peu affectée. Quant à moi je suis dans une affliction profonde. Je ne fais rien et mon tableau ! Mais surtout de ne rien faire ! Comprenez-vous ce désespoir, rester là les bras ballants ! Pendant que les autres travaillent, font des progrès, préparent leurs tableaux.Je croyais que Dieu m’avait laissé la peinture, et je m’y étais enfermée comme dans un suprême refuge. Et voilà qu’elle me manque et que je ne puis que m’abîmer les yeux à force de larmes.