Note des éditeursnote of the Cercle edition’s editors identifying the inserted letter

Vendredi 29 janvier 1881

[Lettre de Mme Bashkirtseff à sa fille Marie]
Grand Hôtel, Kharkov (29 janvier)
Mon ange, ma chère Moussia, si tu savais comment je fais tout mon posible pour venir chez toi,, ma fierté, ma gloire, mon bonheur et ma joie ! Tout le monde dit ici que cette fichue affaire se terminera pour rien, que nous l’avons gagné.
Le pire du tout est la perte de temps ainsi que mon inquiétude à ton sujet qu’on ne peut même exprimer avec des mots. Si j’avais pu imaginer cette souffrance que je suis obligée de vivre maintenant en étant séparée de toi je ne serais bien sûr jamais partie en Russie.
La bonne Maria Bogdanovna m’a envoyé ta lettre et moi comme un amoureux, je la relis et l’arrose avec mes larmes? J’embrasse tes mains et tes pieds et prie le Dieu que je puisse au plus vite le faire en vrai. Je t’embrasse fort notre chère tante Nadia. Toi à tout jamais. Marie Bashkirtseff
Note des éditeursthe Cercle edition’s credit for the translation from Russian
(traduction de Tatania Mojenok)