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Samedi, 31 octobre 1874
Malheureusement je n’oublie pas, cela calme ma colère mais c’est un grand péché devant Dieu.
Je passais avec ma tante devant deux beaux vases de porcelaine de Saxe.
— Achetons-les dis-je.
— Et l’argent ?
— Allons à Monaco et gagnons.
Ainsi dit, ainsi fait, comme cinq heures approchaient, nous étions à la gare et dans une demi-heure au casino. Je regrettais en allant d’aller, mais j’ai trouvé que monter aussi vite la montagne de la gare jusqu’au casino, vaut un voyage plus long. Un de mes plus grands plaisirs est de voler au lieu de drive.
Je me plaçai près à côté de ma tante et elle joua pour moi. Je jouais sur ce que je gagnais et ne pus faire grand chose. Je me retirai cependant avec cinquante-cinq francs sans avoir risqué un sou.
Mon but n’était pas de gagner pour ces vases, mais bien pour faire un cadeau à Dina, quelque chose pour embellir sa chambre.
J’ai vu le terrible Maltais, Nina nous retrouva pendant quelques minutes quand, après dîner, nous entrâmes dans les salons, elle alla à la gare et là nous restâmes assez longtemps, le train étant en retard.