CZENUKFROriginál (vícejazyčný)

Dimanche 13 juillet 1873

J’ai dormi jusqu’à onze heures, quelle honte ! Hier j’ai revu tous mes journaux du commencement. Je n’ai pas tout lu et cela m’a pris deux heures. J’y ai trouvé des choses absurdes, dont je suis honteuse maintenant.
Maman etc. à Monaco; moi et Dina avec la princesse Galitzine à la musique. Je suis à mon aise avec elle, je puis dire ce que je pense, avec les autres je me gêne. Devant elle je puis dire que je n’aime pas les bourgeois, que j’aime la noblesse, que la société de Nice est trop mêlée, qu’on y rencontre des commis, des employés etc., que j’aime aller dans les meilleures maisons pour mes robes, je puis critiquer à volonté. Tandis que devant bien d’autres je ne puis dire mes idées et opinions, car chacun à Nice a plus ou moins ces défauts. On a même touché la question du mariage.
-- Epousez un boulanger, mais pourvu qu’il soit riche; ne cherchez pas les titres, Dieu nous en préserve.
Elle a probablement cherché le titre et a trouvé cette canaille que son mari. Mon opinion est autre, je déteste les moujiks. J’ai proposé d’aller manger des glaces à La Victoire, en voiture of course et puis nous avons laissé madame chez elle et nous rentrâmes. Paul au théâtre.

Poznámky

Moujik (Russian muzhik): a peasant; most Russian peasants had been serfs until the emancipation of 1861. Among the gentry the word was also an insult for a coarse, ill-bred man, as here, of the princess's husband. ↩