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Dimanche 6 juillet 1873
L’église russe est en réparation et l’on n’officie plus jusqu’en octobre. Vers quatre heures nous allâmes au bain de mer. Je me suis jetée du pont et du bateau pour montrer à maman et je promets à moi-même et aux autres de ne plus mouiller mes cheveux, l’eau les rend foncés et cela me désole. Je donne donc ma parole d’honneur de ne pas les mouiller, excepté sans doute quelques cas extraordinaires où je serai en société où il y aurait quelqu’un de... mais à Nice en été, je ne me jetterai plus du pont.
Après dîner, maman, Dina, Marie Bogdanovna et papa allèrent voir la procession, je suis restée car Paul devait venir me chercher en fiacre. Nous étions en deux, la voiture est assez bonne et le cheval court très vite. Cette procession est assez belle, mais je ne suis pas un juge car je déteste toutes ces comédies. C’est un sacrilège selon moi. On porte la Sainte Vierge par toute la ville. Selon moi, même les images et les statues des saints sont un péché. C’est contre ma religion, mais je vois bien les erreurs dans elle. Que Dieu me pardonne ! Mais ma croyance est véritable, honnête, pure.