Vendredi 31 août 1883

Nous allons à Versailles Claire, les garçons et moi.
Le sexe fort se dissipe et nous les faibles femmes allons au château. Je n’en retiens aujourd’hui que les batailles napoléoniennes, les splendeurs de ce plus grand des hommes et sa statue de marbre à Sainte-Hélène. Peuple ingrat, peuple infâme, peuple aveugle !
Mais ça m’entrainerait trop loin !
On a acheté un jeu de croquet et le soir nous faisons de la musique amusante avec un doigt, n’importe comment, tous les airs, tous les opéras, tous les souvenirs.
Il y a des moments ou sans qu’on sache pourquoi tout paraît rose, on rirait au nez d’une mauvaise nouvelle et l’on croit que tout va réussir.
Heureuse nature va ! Faut-il qu’on te tracasse pour que tu crie ! L’absence de calamités serait le bonheur avec mon imagination.