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Mardi 15 mai 1883
Le vrai printemps un peu chaud même. Le soir nous descendons dans le jardin au clair de la lune !.... Mais il n’y a que les Engelhardt, Tchernitsky et Alice...
Après sa stupidité de l’autre jour comme elle me disait ne pouvoir venir dîner je lui ai dis qu’il ne faudrait plus venir autant et que je ne l’inviterais plus. Nous nous sommes rencontrées aux expositions et elle m’a dit qu’elle ne pouvait venir avant que je l’invite.
Eh bien je vous invite. Alors elle est venue ce soir. Je voulais lui dire... Mais il fait chaud, je suis fatiguée et ce n’est pas la peine... Ça se dira quelque jour... si l’occasion se présente. Car faire une histoire... En somme c’est ma faute, j’ai eu tort d’être par trop franche avec elle, il ne faut jamais donner prise... Mais il ne s’agit pas de ça. De quoi alors.
De ce qu’il fait beau, que la lune est belle, que le ciel est beau, que les étoiles font penser à un tableau de Cazin et que... Il n’y a que l’art.. Et que je suis tranquille de n’avoir plus à partir, de pouvoir finir les gamins et puis le pêcheur, et puis le garçon qui lit sur un banc, et puis faire une trentaine de couchers de soleil...