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Dimanche 16 janvier 1881
La princesse m’envoie une chemise serbe et un fichu.La Mouzay dîne ici et nous causons de ma maladie, je voulais m’expliquer une bonne fois pour que cela finisse. Ah ! bien oui. Elle m’a redit en face que je suis perdue, mais qu’il y a encore de l’espoir. Elle était dans une grande exaltation.
Il faut bien que cette femme ait de l’affection pour moi pour être importune et embêtante à ce point. C’est égal elle a une manière spéciale. Il y a deux, trois ans, lorsque maman était très malade, elle venait pleurer sur elle et lui crier: Ah ! ma chère amie votre nez est déjà tout blanc ! - Comme c’est agréable de se voir enterrer de la sorte. Enfin je lui ai répété cent fois que c’est pas charitable de me dire des horreurs pareilles !
— Vous êtes convaincue que je suis au plus mal ?
— Oui !
— Eh bien alors en m’écrivant ce que vous m’écrivez vous me tuez étant admis que je suis si mal que ça. Vous savez que je ne vous écouterai pas, pourquoi cette persécution. Est-ce que je commets l’indiscrétion de venir me mêler de vos résolutions intimes, entendons-nous, je m’en inquiète mais pas comme vous !
— Vous n’aimez personne !!
— C’est possible. Mais M. de Choiseul a assassiné sa femme parce qu’elle l’aimait trop.
Je vous le dis, on se tuerait à ses pieds que cela ne la ferait pas démordre...